Nadia Chahed
28 Août 2017•Mise à jour: 28 Août 2017
AA/Lomé/ Alphonse Logo
L’opposition togolaise a annoncé, lundi, le report d'une semaine des manifestations prévues les 30 et 31 août prochains sur toute l’étendue du territoire togolais.
Cette décision a été relayée dans un communiqué conjoint publié par la Coalition pour une alternance pacifique (CAP 2015), le Parti National Panafricain(PNP) et le groupe des Six partis politiques.
Revenant sur les motivations de ce report Ouro-Djikpa Tchatikpi, porte parole de Tikpi Atchadam,président du Parti national panafricain (PNP), a évoqué une volonté d'éviter d'éventuelles violences.
"Nous avons affirmé à plusieurs reprises que le PNP est un parti pacifiste et nos manifestations sont toujours pacifiques. L’appel à manifester du parti au pouvoir n’est autre que de la provocation. Pour éviter donc des affrontements qui risquent de finir en bain de sang, nous avons décidé de surseoir aux manifestations des 30 et 31 août", a précisé Tchatikpi, dans un enregistrement audio diffusé sur les réseaux sociaux.
En réponse à l’appel à manifester de l’opposition pour un retour à la constitution de 1992, l’effectivité du vote de la diaspora, la révision du cadre électoral, la libération des détenus des manifestations du 19 août 2017 et l’arrêt des poursuites contre des leaders du PNP, le parti au pouvoir, Union pour la République (UINIR) a appelé à trois jours de manifestations les 29, 30 et 31 août dans la capitale Lomé.
L'opposition invite dans le même communiqué, "les populations togolaises, sur toute l’étendue du territoire national à répondre massivement aux grandes marches qui seront organisées les mercredi 6 et jeudi 7 Septembre 2017 à Lomé et dans tous les Chefs-lieux de préfecture pour dire : 50 ans de règne RPT/UNIR, Ca suffit !".
"Nous tenons à insister sur le caractère national, patriotique et pacifique de ces manifestions", poursuit le communiqué.
Selon un bilan officiel, les manifestations du 19 août, dispersées par la force, ont fait 2 morts et 77 blessées (57 du côté des forces de sécurité et 20 du côté des manifestants). De son côté l'opposition évoque un bilan de 7 morts.
Soixante-six personnes ont également été interpellées et attendent leur jugement, avait déclaré mercredi le ministre togolais de la Justice, Pius Agbatomey. L'opposition parle, quant à elle de près de 250 arrestations.