Mohamed Hedi Abdellaoui
07 Décembre 2016•Mise à jour: 08 Décembre 2016
AA/ Kinshasa/ Pascal Mulegwa
La Mission des Nations unies pour la stabilisation de la RDC (Monusco) a exprimé, mardi, sa vive préoccupation quant à la montée des violences dans le Centre de la République démocratique du Congo (RDC).
«La Monusco condamne vivement la violence d’où qu’elle vienne et reste préoccupée par cette montée de violence dans les provinces du Kasaï, et du Kasaï central et réaffirme son engagement à soutenir les autorités à restaurer l’autorité de l’Etat et à ramener le calme», a déclaré Maman Sidikou, représentant du Secrétaire général de l’ONU en RDC, cité dans un communiqué de la Monusco, dont Anadolu a eu copie.
La mission de l’ONU en RDC condamne également les abus des droits de l’Homme commis et prévoit le soutien des autorités locales pour le renfoncement des mesures sécuritaires dans la région, lit-on dans le même document.
Cette déclaration intervient 48 heures après les affrontements ayant opposé l’armée gouvernementale à une milice locale, à la suite d’un « conflit entre deux chefs traditionnels issus d’une même famille » dans la ville de Tshikapa. Ces affrontements ont fait plus de quarante morts.
Les provinces du Kasaï, Kasaï Central et Kasaï Oriental dans le centre de la RDC sont fragilisées depuis qu’un chef coutumier avait décidé, en juin dernier, de « débarrasser les provinces du Kasaï de tous les services de l’ordre » responsables, selon lui, de « tracasseries à l’encontre de la population ». Il y a deux mois, le chef coutumier Kamwina Nsapu et le chef de sa milice ont été abattus, lors d’une opération spéciale des forces de sécurité, dans le Kasaï Central.
En septembre dernier, des affrontements fratricides au sein de la milice dudit chef coutumier, dans la ville de Kananga (Kasaï Central) avaient fait 49 morts.