L’Ancien MAE du Burundi, Albert Shingiro, nommé Envoyé spécial de l’UA pour le Gabon et la Guinée Équatoriale
- Sa mission sera d'accompagner les deux pays à mettre en œuvre l’arrêt rendu par la Cour internationale de Justice sur leur différend territorial
Burundi
AA/Bujumbura/Jean Bosco Nzosaba
L’Union africaine (UA) a désigné mercredi le Burundais, Albert Shingiro, ancien ministre des relations extérieures et de la coopération internationale, comme son Envoyé spécial pour la Guinée Equatoriale et le Gabon.
Le diplomate burundais a été nommé par le président de la Commission de l’UA, Mahmoud Ali Youssouf, pour accompagner les deux pays d’Afrique de l’ouest « dans la mise en œuvre de l’arrêt rendu par la Cour internationale de Justice le 19 mai 2025, relatif à la délimitation terrestre et maritime ainsi qu’à la souveraineté sur les îles Mbanié, Conga et Cocoteros », a déclaré Nuur Mohamud Sheekh, porte-parole du Président de la Commission de l’UA.
Dans le cadre de son mandat, l’Envoyé spécial conduira les consultations nécessaires avec les deux États afin de faciliter un consensus sur les modalités d’application de l’arrêt, dans le respect des principes consacrés par l’Acte constitutif de l’Union africaine.
« Cette nomination s’inscrit dans le prolongement de la réunion quadripartite tenue le 14 février 2026 sous l’égide de l’Union africaine, au cours de laquelle les deux parties ont réaffirmé leur engagement en faveur d’une mise en œuvre concertée et apaisée de la décision de la Cour », a-t-il ajouté.
Dans son arrêt du 19 mai 2025, la Cour internationale de justice, CIJ, a tranché le différend de longue date entre le Gabon et la Guinée équatoriale concernant la souveraineté sur les îles de Mbanié, Cocotiers et Conga, ainsi que la délimitation de leurs frontières, en se fondant sur l'héritage colonial espagnol, tout en renvoyant la délimitation maritime précise à des négociations bilatérales.
Dans son arrêt, la Cour a retenu comme seule référence valable la Convention franco-espagnole du 27 juin 1900 qui a défini un tracé précis entre les possessions coloniales française et espagnole.
La Cour a conclu que la souveraineté sur les îles Mbanié, Cocotiers et Conga revient à la Guinée équatoriale, celle-ci étant l'État successeur de l'Espagne qui avait exercé sa souveraineté sur ces îles durant la période coloniale.
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