Afrique

Ethiopie :L’armée accuse le chef éthiopien de l’OMS de soutenir la rébellion du Tigré

- Le chef d’état-major de l’armée d’Éthiopie affirme que Tedros Adhanom Ghebreyesus, originaire du Tigré, aide les autorités de la région à obtenir des armes, sans argumenter ses propos

Hend Abdessamad   | 19.11.2020
Ethiopie :L’armée accuse le chef éthiopien de l’OMS de soutenir la rébellion du Tigré

Addis Abeba

AA/ Addis Abeba

L’armée éthiopienne a accusé, jeudi, le directeur général de l’Organisation Mondiale de la Santé originaire du Tigré, Tedros Adhanom Ghebreyesus, de soutenir la rébellion du Tigré.

Le chef d’état-major Berhanu Jula a affirmé lors d’une conférence de presse que le chef éthiopien de l’OMS « aide les autorités de la région du Tigré à obtenir des armes », sans argumenter ses propos, selon l’agence « Associated Press ».

Jula a également ajouté que Ghebreyesus « n’a négligé aucune piste pour aider le Front de libération du peuple du Tigré et qu’il a œuvré dans les pays voisins à condamner la guerre ».

Et de signaler « il (Ghebreyesus ) est lui-même membre de cette équipe (Front de libération du peuple du Tigré), que peut-on attendre de lui ? nous ne nous attendons pas à ce qu’il se range du côté du peuple éthiopien et condamne les membres du Front ».

Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur général actuel de l’Organisation Mondiale de la Santé, occupait auparavant le poste de ministre de la santé de l’Ethiopie.

Depuis le 4 novembre dernier, les hostilités se sont déclenchées entre l’armée fédérale et les forces du Front. Ce conflit a un coût énorme en matière de vies humaines.

La région du Tigré avait joué un rôle dominant au sein du gouvernement et dans l’armée jusqu’à l’entrée d’Abiy Ahmed en fonction, en 2018, premier Oromo désigné Premier ministre.

Les Oromo sont la plus grande ethnie en Éthiopie avec 34,9 % de la population, soit environ 108 millions d’habitants, tandis que les Tigréens sont la troisième plus grande ethnie avec 7,3 % de la population éthiopienne.

La région, se considérant marginalisée, s’est séparée de la coalition au pouvoir d’Abiy Ahmed en organisant, en septembre dernier, des élections locales que le gouvernement d'Addis-Abeba juge illégales. Les élections ont été reportées suite à la propagation de la pandémie du coronavirus.


*Traduit de l'arabe par Hend Abdessamad.

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