Lassaad Ben Ahmed
30 Avril 2019•Mise à jour: 02 Mai 2019
AA / Kinshasa / Pascal Mulegwa
Les 16 manifestants contre des opérateurs téléphoniques arrêtés à Beni dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), ont été libérés selon la police et la société civile.
Arrêtés devant le siège de la société de télécommunications "airtel", dimanche soir à Beni, "ces jeunes gens ont été relaxés (le lendemain, ndlr.) après une mise en garde", a déclaré à Anadolu, le colonel Safari Kazingufu, chef de la police locale.
Ces jeunes protestataires qui demandaient des services moins chers et de meilleure qualité, sont membres du mouvement citoyen « Lutte pour le changement » (Lucha) qui se veut non "partisan et non violent".
Opposés à la surfacturation des produits de télécommunications, dont Internet, ces jeunes ont passé 4 nuits successives devant le siège local d’Airtel, avant d'être interpellés par la police.
Ils ont été accusés de "tapage nocturne" à cause des chants scandés nuitamment lors de leur sit-in.
"N'ayant pas obtenu gain de cause, nous allons revenir à la charge par une mobilisation plus grande", a déclaré à Anadolu Bienvenu Matumo, l'un des communicateurs du mouvement.
Lucha est "déterminée à rééduquer les multinationales de télécommunications qui volent depuis longtemps les citoyens congolais", d'après le même militant.
Le prix d'un forfait internet d'un gigabit varie de 1 à 10 dollars pour une courte validité, ce que le mouvement Lucha extrêmement cher dans un pays classé parmi les plus pauvres de la planète.