Ekip
17 Novembre 2022•Mise à jour: 17 Novembre 2022
AA / Kinshasa / Pascal Mulegwa
Les autorités congolaises et leurs partenaires onusiens ont déploré, jeudi, l’aggravation de la situation humanitaire dans l’est de la République démocratique du Congo par les violences du groupe armé du 23 Mars (M23) accusé par Kinshasa d’être soutenu par le Rwanda.
« Les acteurs humanitaires estiment qu’environ 280 000 personnes sont déplacées depuis les affrontements en mars dernier, parmi lesquelles plus de 128 000 sont installées dans le territoire de Nyiragongo », souligne un communiqué conjoint signé par le gouvernement congolais et la coordonnateur humanitaire dans le pays.
La majorité de ces personnes déplacées se réfugient dans des écoles, des hôpitaux, des églises et autres sites improvisés, tandis que des milliers d’autres vivent au sein de familles d’accueil.
« Plus de 7 000 personnes ont trouvé refuge en Ouganda », précise le communiqué.
« Le quotidien des personnes déplacées est très difficile malgré la réponse en cours par le Gouvernement congolais et les partenaires humanitaires. Des familles continuent d’affluer dans les environs de Goma », a déclaré le ministre congolais des Affaires humanitaires, Modeste Mutinga, affirmant qu’au-delà de l’aide humanitaire, « il est urgent de trouver une solution à cette crise ».
Bruno Lemarquis, Coordonnateur humanitaire en RDC a indiqué que les acteurs humanitaires « ont besoin d’un accès sans entrave pour pouvoir accéder aux populations affectées ».
Il a regretté que cette crise s’ajoute à une « situation humanitaire déjà très complexe et dégradée dans plusieurs provinces du pays, notamment à l’Est ».
Les deux responsables ont appelé la communauté internationale à « apporter d’urgence l’appui nécessaire » pour porter assistance aux victimes des conflits, sachant que la « meilleure réponse aux besoins humanitaires est le retour à la paix ».
Les combats sont intenses depuis une semaine entre soldats et rebelles qui tentent de faire sauter le verrou donnant accès la ville de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu.
Jeudi après-midi, les autorités ont mis à contribution l’armée de l’air pour repousser la progression des rebelles.
L’arme kenyane a déployé ses troupes dans le cadre d’une force régionale devant appuyer l’armée congolaise dans l’offensive contre les groupes armés.
L’est congolais est constellé d’une centaine de groupes armés locaux et rébellions étrangères auteurs des violences massives.