Ekip
04 Mars 2023•Mise à jour: 04 Mars 2023
AA/Kinshasa/ Pascal Mulegwa
La Présidence angolaise a annoncé avoir pris contact avec les rebelles du M23 avec lesquels elle a convenu d’une cessation des hostilités dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) dès mardi prochain.
La présidence angolaise désignée par l’Union africaine (UA) pour conduire les efforts de désescalade entre la RDC et le Rwanda précise dans un communiqué être en contact depuis le 28 février avec la direction du M23 accusée d’être soutenu par le Rwanda.
La rébellion qui mène une large offensive dans l'est de la RDC depuis mars 2022, s’est emparée de plusieurs localités dans les territoires de Rutshuru, Nyiragongo et Masisi dans la province du Nord-Kivu.
A l'issue de ces contacts, le Président angolais João Manuel Gonçalves Lourenço, a envoyé à Kinshasa, vendredi, une délégation pour informer le président Félix Tshisekedi, des résultats des négociations menées avec le M23.
« À la lumière de ce qui précède, il a été décidé de la Cessation des hostilités dans toute la région Est de la RDC à partir de 12 heures le mardi 7 mars 2023 », souligne le document.
L’Angola appelle « les parties à respecter la lettre et l'esprit des décisions des différents sommets sur le processus de paix et de sécurité dans la région orientale de la RDC ».
Elle prévient qu’une commission ad hoc s’occupera de la « surveillance du respect de la cessation des hostilités ».
Lors d’une conférence de presse, samedi à Kinshasa, le président français Emmanuel Macron a affirmé que tous les acteurs du conflit ont « apporté un soutien clair» à un cessez-le-feu «mardi prochain».
Des cessez-le-feu « ont été annoncés plusieurs fois ces derniers mois mais n'ont jamais été respectés », a regretté le président Félix Tshisekedi qui recevait son homologue à Kinshasa. « Je demande à voir (…) nous donnons la chance à la paix », a-t-il réagi.
Le Rwanda n’a cessé de démentir les accusations de la RDC en dépit des rapports des experts des Nations Unies et de la condamnation par plusieurs pays dont les États-Unis. Le Rwanda accuse pour sa part l’armée congolaise de collusion avec les rebelles Hutus (FDLR) ayant pris part au génocide de 1994 sur le territoire rwandais.