Lassaad Ben Ahmed
17 Février 2021•Mise à jour: 17 Février 2021
AA - Kinshasa - Pascal Mulegwa
Quatre civils ont été tués dans la nuit de mardi à mercredi dans la cité de Oicha, dans l'est de la République démocratique du Congo, lors d’une attaque attribuée aux combattants du groupe armé d'origine ougandaise, Forces démocratiques alliés (ADF).
Les tirs des assaillants ont été entendus dans cette cité vers 21 heures (19h GMT). Les assaillants ont investi quelques habitations d’une avenue, tuant deux femmes dans leurs habitations et deux hommes qui tentaient de s’enfuir, a indiqué à Anadolu Nicolas Kikuku, un fonctionnaire délégué du gouverneur de la province du Nord - Kivu dont relève Oicha.
8 autres personnes ont été blessés à la machette, a ajouté Jason Vagheni, membre de la société civile locale. L’attaque a provoqué un déplacement des populations de cette contrée vers d’autres localités, plus sécurisées.
Cette cité a déjà fait l’objet de plusieurs attaques des ADF des rebelles ougandais hostiles au président Yoweri Museveni.
Ils se sont repliés dans l'est de la RDC en 1995 et ne lancent plus depuis de nombreuses années d'attaques contre la frontière ougandaise voisine du territoire de Beni.
Depuis fin 2014, la région de Beni est le théâtre de massacres attribués aux ADF qui ont fait des milliers de morts parmi la population locale, les forces de sécurité congolaises et des dizaines parmi les Casques bleus de l’ONU.
Au moins 534 civils (413 hommes, 82 femmes et 39 enfants) ont été enlevés par des combattants présumés des ADF en 2020, selon le dernier rapport du bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme.
L’ADF est particulièrement le groupe armé le plus sanglant, parmi une centaine de groupes actifs dans l’Est congolais.