Lassaad Ben Ahmed
31 Août 2020•Mise à jour: 31 Août 2020
AA / Kinshasa / Pascal Mulegwa
Au moins 59 civils ont été tués à Beni, un territoire de l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), dans une salve d’attaques menées au cours des deux dernières semaines par la rébellion ougandaise des Forces démocratiques alliés (ADF), a indiqué lundi une ONG congolaise.
Dans un communiqué publié lundi, le Centre d'étude pour la promotion de la paix, la démocratie et les droits de l’homme (Cepadho) indique que ces attaques ont été menées sur l’axe Mbau – Kamango dans le territoire de Beni, frontalier avec l’Ouganda.
La plupart des victimes sont des femmes et des enfants, affirme l’Organisation qui demande aux forces armées de suspendre tout trafic sur cet axe et nettoyer les « poches résiduelles » des rebelles.
Ces attaques menées notamment dans les villages de Mamove, Sayuni et Mapasana portent à 813, le nombre de civils tués par ces rebelles ougandais depuis le lancement des opérations de grande envergure par les FARDC, le 30 octobre 2019.
Le porte-parole militaire à Beni, Anthony Mwalushayi a déclaré à l'Agence Anadolu, que le dispositif militaire a été « réadaptée aux défis » dans cette région dominée par une dense brousse.
L’ONU notait dans son rapport de juin dernier que les assaillants profitent du relief de Beni et de leur connaissance du terrain depuis près de 30 ans pour perpétrer facilement les massacres.
Rébellion ougandaise basée dans l’Est de la RDC depuis 1995, l’ADF est pratiquement la plus sanglante rébellion dans cette façade congolaise depuis 2014, début de ses exactions ciblant essentiellement des civils congolais.
Ses victimes dont des Casques bleus, soldats congolais et civils congolais se comptent par milliers, selon Kinshasa, l’ONU et les organisations de la société civile.