Nadia Chahed
21 Mars 2017•Mise à jour: 23 Mars 2017
AA/Kinshasa/Pascal Mulegwa
L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), principal parti d’opposition en République démocratique du Congo (RDC), a quitté, lundi soir, les négociations politiques pour la transition, parrainées par la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), a rapporté le correspondant d’Anadolu.
« Nous quittons la table des discussions parce la majorité présidentielle ne cesse de multiplier les embûches pour retarder le processus, on ne peut pas continuer avec ce manque de sérieux pendant que le peuple souffre », a déclaré, mardi à Anadolu, Jean-Marc Kabund-a-Kabund, Secrétaire général de l'UDPS
Il a, en outre, appelé le peuple à « accentuer la pression sur Kabila pour le respect de l’accord politique ».
Contacté par Anadolu , le porte-parole de la majorité présidentielle, Alain Atundu, a rejeté toute responsabilité de son camp dans le blocage de ces négociations. « Le départ de l’UDPS est une manœuvre d’intimidation visant à distraire le peuple » a-t-il lancé.
Peu après l'annonce de l'UDPS sa décision de quitter le dialogue, la médiation a annoncé la signature de l’arrangement particulier entre le pouvoir et l’opposition, lundi prochain, 27 Mars, afin « d’amorcer avec le Président de la République (Joseph Kabila), la phase de désignation du Premier ministre et accélérer sans tarder la formation du nouveau gouvernement », a déclaré à Anadolu , l’archevêque Fridolin Ambongo, vice-président de la CENCO.
Ouvertes début Janvier, les négociations autour de l'arrangement particulier, visant à asseoir les bases pour la transition jusqu'aux prochaines élections ( prévue fin 2017), peinent à aboutir à cause de plusieurs divergences notamment sur le mode de nomination du premier ministre qui sera issu du Rassemblement de l’opposition que dirigeait l’opposant historique Etienne Tshisekedi.
Par ailleurs, le pouvoir et l’opposition ne se sont toujours pas accordés sur le le nom du successeur d'Etienne Tshisekedi ( décédé le 1er février dernier en Belgique), à la tête de l’organe de surveillance de transition, le Conseil national de suivi de l’accord politique (CNSA).
Plus grand pays d’Afrique centrale, la RDC traverse, depuis plusieurs mois, une crise politique issue de l’impossibilité de tenir les élections dans les délais (Novembre 2016), fait qui a consacré le maintien de Joseph Kabila au pouvoir au delà de son deuxième et dernier mandat constitutionnel arrivé à terme le 19 décembre 2016.