Mohamed Hedi Abidellaoui
25 Février 2017•Mise à jour: 27 Février 2017
AA/Kinshasa/Pascal Mulegwa
Le Conseil de sécurité des Nations unies a exprimé, samedi, son inquiétude face au manque de progrès dans les discussions entre le pouvoir et l’opposition, pour une transition apaisée en République démocratique du Congo (RDC). Le pays étant secoué par une crise politique née de la non tenue de l’élection présidentielle en novembre 2016.
«Les membres du Conseil de sécurité ont exprimé leur inquiétude croissante quant à l'absence de progrès dans le dialogue entre les acteurs politiques de la RDC, en ce qui concerne les modalités de mise en œuvre de l'accord », lit-on dans un communiqué de l’ONU, dont une copie est parvenue, samedi, à Anadolu.
Deux mois après la signature de l'accord de transition, « la nomination d'un Premier ministre proposé par la coalition du Rassemblement, ainsi que l'installation d'un nouveau gouvernement de transition et du Comité national de suivi de l'Accord (CNSA) n'ont pas encore eu lieu », fait observer le même organe décisionnel de l’ONU.
Le Conseil de sécurité a, au demeurant, appelé toutes les parties prenantes, y compris le président Joseph Kabila, à « redoubler d’efforts en vue de la conclusion rapide des négociations en cours sur les arrangements particuliers de l'accord". L'objectif étant de «nommer d'urgence un Premier ministre présenté par le Rassemblement, conformément à l'accord du 31 décembre et de mettre en place le Conseil national de suivi de l’accord ».
Démarrées en janvier, les négociations pour un arrangement particulier devant permettre l’application de l’accord politique signé le 31 décembre 2016, peinent à évoluer, en raison d’une divergence autour du mode de désignation du Premier ministre.
Se référant à la Constitution, Joseph Kabila et son camp exigent que le Rassemblement leur présente une liste de trois candidats au poste de Premier ministre, alors que le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement, se référant à l’accord, refuse de présenter plus d’un candidat que Kabila aura la charge de nommer.