Esma Ben Said
18 Août 2017•Mise à jour: 18 Août 2017
AA/Bujumbura/Yvan Rukundo
Le rapport des experts de l’ONU sur la situation en République démocratique du Congo (RDC) soupçonne certains mouvements rebelles Burundais d’avoir des
liens avec la détérioration progressive de la sécurité dans l’Est de la RDC.
Présenté ce jeudi, au Conseil de sécurité, ce rapport de 115 et dont Anadolu a reçu une copie cite les Forces Nationales de libération (FNL) dirigée par le Colonel
Aloys Nzabampema, un déserteur de l’armée burundaise, la Résistance pour un état de droit (RED-Tabara), connue également sous le nom de FRONABU-
Tabara, l’ingérence de la Force de défense nationale du Burundi (FDN) ainsi que les Forces Républicaines du Burundi (FOREBU).
Dirigé par le Colonel Edouard Nshimirimana lui aussi déserteur de l’armée burundaise après les attaques de quatre camp militaires en décembre
2015, détaille le même rapport, le FOREBU est devenu au milieu de 2017 le groupe armé burundais le plus important opérant en RDC.
Ces experts onusiens précisent que ce dernier compte actuellement entre 300 et 500 combattants, des déserteurs de l’armée burundaise pour la plupart.
Les experts de l'ONU déplorent que les plaines de Rusizi et les rives du lac Tanganyika aux frontières des deux pays, continuent d’être un terrain fertile pour la mobilisation armée et le trafic d’armes.
Le rapport onusien fait état d’un trafic d'armes entre les deux pays dont les principaux artisans seraient des officiers burundais, acheminant armes et munitions au nord de l'axe Bujumbura-Uvira, en RDC, jusqu'à la rivière Rusizi séparant les deux pays.
« La cargaison serait ensuite prise en charge par des piroguiers, qui passeraient le relais à des taxis - motos et voitures -, une fois de l'autre côté de la frontière », rajoute le document, notant enfin que c’est finalement dans les mains des miliciens Maï-Maï (qui sévissent dans l'est de la RDC) que la cargaison atterrirait.
Les experts onusiens précisent que Bujumbura n’a pas encore répondu malgré leurs efforts d’avoir plus d’informations sur ce dossier.