Défense de Bhiri : Les agents de sécurité encerclent l'hôpital dans lequel réside le vice-président d'Ennahdha
- Le collectif de défense de Noureddine Bhiri a déclaré, mardi, que les forces de sécurité ont empêché sa famille de lui rendre visite
Tunisia
AA/Tunis/ Yemina Selmi
La défense du vice-président du Mouvement "Ennahdha", Noureddine Bhiri, a déclaré, mardi, que "les forces de sécurité encerclent l'hôpital où réside le vice-président du Mouvement Ennahdha et empêchent sa famille de lui rendre visite".
Le collectif de défense a déclaré dans un communiqué que "la famille Bhiri a été surprise à son arrivée à l’hôpital Habib Bougatfa à Bizerte pour lui rendre visite, par la présence d'un très important dispositif sécuritaire encerclant l'hôpital. Les agents les ont empêchés d'entrer sans donner d’explications."
Le comité a exprimé qu'"il craint pour la vie de Bhiri surtout après ce qui s'est passé lundi quand plusieurs agents des forces de l'ordre sont entrés dans sa chambre de réanimation lors de la visite des membres de sa famille".
Et la défense de Bhiri de réitérer "qu'elle tient le ministre de l'Intérieur (Taoufik Charfeddine) en personne pour responsable de toutes les conséquences de ce maintien en détention sur la santé et la vie de son client."
Jusqu'à l'heure actuelle, aucun commentaire ,'a été émis des autorités tunisiennes en ce sens.
Le 31 décembre, le Mouvement Ennahdha avait annoncé que Bhiri avait été enlevé par des agents de sécurité en civil, avant d'être transféré, le 3 janvier, dans un hôpital, après la détérioration de son état de santé à la suite de sa grève de la faim.
Le lendemain, les autorités ont déclaré que Noureddine Bhiri, qui occupait le poste de ministre de la Justice entre 2011 et 2013, était assigné à résidence pour "suspicion de terrorisme" », lié à la délivrance illégale de documents d'identité et de voyage tunisiens à des Syriens.
Le collectif de défense d'Ennahdha et de Bhiri a nié l'accusation, la considérant politiquement motivée.
La Tunisie est en proie à une grave crise politique depuis que le chef de l’Etat avait décidé, le 25 juillet dernier, de révoquer le Chef du gouvernement Hichem Mechichi, de geler les pouvoirs du Parlement, et de lever l’immunité des députés dans le cadre de mesures d’exception.
*Traduit de l'arabe par Hend Abdessamad
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