Esma Ben Said
06 Avril 2018•Mise à jour: 08 Avril 2018
AA/Abidjan/Fulbert Yao
Les performances économiques de la Côte d'Ivoire sont « solides » et le PIB a « augmenté de 7,8% » en 2017 malgré « la chute des cours du cacao et les revendications sociales », d’après un communiqué du FMI (Fonds Monétaire International) publié jeudi soir.
« Sur la base des résultats préliminaires, le PIB a augmenté de 7,8% l'an dernier [2017] nonobstant la chute des cours du cacao et les revendications sociales. L'inflation est restée faible à environ 1%, bien en dessous de la norme de 3% de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Le crédit à l'économie a progressé à un rythme soutenu de 13,3% en 2017. Reflétant la baisse des cours du cacao en 2017, le déficit du compte courant extérieur s’est situé à 2,1% du PIB », a indiqué l’institution de Bretton woods, dans le même texte.
Depuis 2017, la Côte d’Ivoire fait face à de fortes fluctuations des cours du cacao sur le marché international, marquées par une chute de l’ordre de 40%. Cette baisse a eu un impact sur les revenus de plusieurs millions de petits producteurs ainsi que sur les recettes budgétaires des deux pays.
Dans le même temps, le pays a été secouée au cours de l’année 2017 par des revendications salariales des militaires et des fonctionnaires, ainsi que des ex-combattants, des attaques de postes de police et de gendarmerie, des conflits fonciers entre allogènes et autochtones dans l’ouest, zone à forte production cacaoyère.
Pour 2018, le FMI, estime que «les perspectives à moyen terme sont favorables et les risques pesant sur les prévisions sont globalement équilibrés. L'activité économique devrait rester soutenue en 2018 et les perspectives à moyen terme projettent la poursuite d'une croissance robuste. L'inflation devrait rester contenue. Le déficit budgétaire devrait être maintenu à 3,75% du PIB en 2018 ».
Néanmoins, interpelle, le FMI, « Les perspectives présentent toutefois des risques liés notamment au rythme plus lent que prévu de la mobilisation des recettes, aux termes de l'échange défavorables et au resserrement des conditions financières internationales ».