Afrique

Crise de l'Est soudanais: fermeture de l'oléoduc alimentant Khartoum

- Le chef du "Conseil suprême des Nazirs de Beja", Mohammed Oshik, a déclaré à l'Agence Anadolu, que cela s'inscrit dans le cadre du plan visant à intensifier les protestations contre la "voie de l'Est" et à marginaliser les régions de l'Est

1 23   | 25.09.2021
Crise de l'Est soudanais: fermeture de l'oléoduc alimentant Khartoum

Sudan

AA / Khartoum

Le conseil tribal de l'est du Soudan a annoncé, ce samedi, la fermeture du seul oléoduc qui transporte du carburant vers la capitale, Khartoum, sur fond d'escalade de leurs protestations contre la "voie de l'Est" stipulée dans le cadre de l'accord de paix, et pour exiger le développement et la fin de la marginalisation.

Le chef du "Conseil suprême des Nazirs de Beja" dans l'est du pays, Mohammed Oshik, a déclaré à l'Agence Anadolu : "dans le cadre de notre plan d'escalade, nous avons fermé le (seul) oléoduc qui transporte de l'essence et du gasoil vers la capitale, Khartoum, au niveau de la station de Haiya, dans l'État de la mer Rouge (est)".

Et d’ajouter : “nous avons d'autres mesures d'escalade qui incluent les câbles d’Internet et de communication dans la mer Rouge, tant qu'il n'y a pas d'initiatives pour trouver une solution de la part du gouvernement“.

Oshik a fait savoir que "les partisans du conseil continuent de bloquer la route nationale Khartoum-Port Soudan et de fermer les ports de la mer Rouge".

Pour la neuvième journée consécutive, le conseil tribal de l'est du Soudan bloque tous les ports de la mer Rouge et la route principale reliant Khartoum et Port Soudan.

Le 5 juillet dernier, le conseil a fermé la route nationale entre Khartoum et Port Soudan pendant 3 jours, avant que le gouvernement de dépêche une délégation ministérielle, au 17 du même mois, pour négocier avec eux au sujet de leurs revendications, mais les exaucer, selon les déclarations des dirigeants du Conseil tribal.

Le Conseil tribal proteste contre la “voie de l'Est“, stipulée dans le cadre de l'accord de paix, signé à Juba, entre Khartoum et les mouvements rebelles armés, et dénonce la marginalisation des régions de l'Est, exigeant l'annulation de la voie et la mise en place d'une conférence sur les questions orientales, qui aboutirait à l'approbation de projets de développement dans la région.

Depuis le 21 août 2019, le Soudan vit une période de transition de 53 mois, qui devrait se terminer par la tenue d'élections au début de l’année 2024. Durant cette transition, le pouvoir est partagé par l'armée, les forces civiles et les mouvements armés, signataires de l'accord de paix.

* Traduit de l’arabe par Mounir Bennour.

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