Afrique

Convoi militaire français bloqué au Burkina Faso : le gouvernement appelle les manifestants au calme

-Le ministre burkinabé des Affaires étrangères a précisé qu'il s'agit d'un convoi "régulier"

Nadia Chahed   | 24.11.2021
Convoi militaire français bloqué au Burkina Faso : le gouvernement appelle les manifestants au calme

Burkina Faso


AA/Ouagadougou / Dramane Traoré

Le ministre burkinabé des Affaires étrangères, Alpha Barry, a déclaré mercredi, que le convoi militaire français bloqué sur le territoire burkinabè par des manifestants est "régulier et habituel", appelant les populations au calme.

Barry a souligné lors de la conférence de presse que la relation entre le Burkina Faso et la France "est une relation d’amitié et de coopération".

"La France est le 2ème partenaire technique et financier. La coopération militaire entre les deux pays est très importante. Ce convoi est destiné aux Forces françaises à Gao (Mali) en passant par le Niger. Tout ce qui passe ici c’est avec l’accord des forces armées nationales", a-t-il dit.

" C’est un convoi militaire régulier et habituel. Ce n’est pas seulement les convois français qui passent sur le territoire burkinabè. Je voudrais demander aux populations de demeurer calme", a ajouté le ministre rappelant que durant les dernières années une vingtaine de convois français sont passés dans le territoire burkinabè conformément aux accords entre les deux pays.

Un convoi de l’armée française en provenance de la Côte d’Ivoire, entré mardi 16 novembre dans le territoire burkinabè, était toujours bloqué ce mercredi, par des manifestants à l’Est de la capitale Ouagadougou.

Les manifestants soupçonnent l’armée française de convoyer des armes au profit des groupes terroristes.

"On voit des informations selon lesquelles les cargaisons qui passent ici sont destinées aux terroristes. Ce n'est pas le cas. Les convois qui passent, c'est avec notre accord", a insisté le ministre en charge des Affaires étrangères.

"Nous comprenons la colère de certains citoyens en ce moment au regard de la dégradation de la situation sécuritaire actuelle", a-t-il dit.

"La lutte contre le terrorisme est une affaire de tous les Burkinabé, de notre armée nationale. Il ne faut pas qu’on se trompe d’ennemi car la France a toujours intervenu à nos côtés", a soutenu Barry.

Samedi, la tension était vive à l’entrée de la ville de Kaya à une centaine de kilomètres au nord de Ouagadougou où le convoi a subi trois jours de blocus imposé par les manifestations.

Mercredi un drone français qui survolait la foule a été abattu par un adolescent âgé de 13 ans, à l'aide de son lance-pierres. Les militaires français ont procédé par des tirs de sommation pour disperser les manifestants.

Trois personnes ont été blessées dans la bousculade provoquée par ces tirs de sommation, selon des médias locaux.

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