Congo : le FMI juge la capacité de remboursement du pays adéquate, mais signale des risques
- L’institution appelle à renforcer la discipline budgétaire et diversifier l’économie pour assurer la stabilité financière future
Istanbul
AA / Istanbul / Seyma Erkul Dayanc
Le Fonds monétaire international (FMI) a estimé lundi que la capacité de la République du Congo à rembourser ses emprunts reste adéquate, mais a mis en garde contre un ensemble de risques économiques, notamment une demande plus faible de sa dette par les banques régionales et l’impact potentiel de la baisse des prix du pétrole, soulignant ainsi la vulnérabilité de l’économie congolaise, selon le média Mirage News.
Le FMI a noté que la reprise économique du pays a été modérée récemment, entravée par de faibles investissements publics et des perturbations dans le secteur énergétique.
Malgré une croissance estimée à environ 2,4 % en 2025, la balance courante s’est détériorée en raison de la baisse des prix du pétrole et de dépenses publiques élevées, explique la même source.
- Risques liés à la dette et aux finances publiques
Selon le rapport du FMI, bien que la dette globale et extérieure du Congo soit considérée comme soutenable, l’économie reste exposée à des risques élevés, notamment aux chocs négatifs sur les prix du pétrole et à des tensions de liquidité sur les marchés financiers régionaux.
Le pays dépend fortement des exportations pétrolières, qui représentent une part importante de ses recettes budgétaires et de ses revenus d’exportation.
L’institution internationale précise également que la dette congolaise reste sensible à la conjoncture mondiale et aux fluctuations des cours du pétrole.
Une baisse prolongée des prix pourrait limiter la capacité du gouvernement à mener des réformes budgétaires et à consolider ses finances publiques, insiste le FMI.
- Perspectives et recommandations
Malgré ces défis, le FMI indique que des efforts sont en cours pour améliorer la discipline budgétaire et diversifier l’économie afin de réduire sa dépendance au pétrole.
L’institution encourage les autorités congolaises à poursuivre les réformes structurelles pour renforcer la gestion de la dette, stimuler la croissance et améliorer l’accès au financement sur les marchés régionaux.
Le secteur pétrolier reste un pilier de l’économie congolaise, représentant environ un quart du PIB et plus de 80 % des recettes d’exportation du pays.
Cette forte dépendance expose le pays aux variations des marchés des hydrocarbures.
