Politique, Monde, Afrique

Conflit en RDC: l’Angola mandatée pour préparer un dialogue intercongolais

- Plusieurs dirigeants africains ont appelé lundi à un cessez-le-feu dans l’Est République démocratique du Congo

Pascal Mulegwa  | 10.02.2026 - Mıse À Jour : 10.02.2026
Conflit en RDC: l’Angola mandatée pour préparer un dialogue intercongolais

Provence-Alpes-Cote d Azur

AA / Kinshasa / Pascal Mulegwa

Plusieurs dirigeants africains ont appelé lundi à un cessez-le-feu dans l’Est République démocratique du Congo (RDC) et confié à l’Angola un mandat pour relancer le dialogue intercongolais, à l’issue d’une réunion tenue à Luanda, selon un communiqué conjoint.

La rencontre a réuni dans la capitale angolaise (Luanda) le président angolais João Lourenço, également président en exercice de l’Union africaine (UA), son homologue congolais Félix Tshisekedi, le chef de l’État togolais Faure Gnassingbé, médiateur de l’UA dans la crise congolaise, ainsi qu’Olusegun Obasanjo, représentant les cinq anciens chefs d’État désignés comme facilitateurs du processus de paix en RDC.

Dans leur communiqué parvenue à Anadolu, les participants ont appelé les parties en conflit à « déclarer un cessez-le-feu », dont la date et l’heure devront être fixées d’un commun accord, tout en les exhortant à accélérer la mise en œuvre des mécanismes de vérification agréés à Doha le 14 octobre 2025.

Les dirigeants ont également donné mandat à l’Angola d’engager des consultations avec l’ensemble des parties congolaises concernées afin de créer les conditions nécessaires à la tenue d’un dialogue national inter congolais.

Ils ont en outre rappelé les décisions prises dans le cadre de l’Accord de Washington du 4 décembre 2025 ainsi que les résolutions 2773 (2025) et 2808 (2025) du Conseil de sécurité de l’ONU, portant notamment sur le retrait des troupes rwandaises du territoire congolais et la neutralisation des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).

Le Président congolais Félix Tshisekedi a annoncé, début février, l’imminence de la tenue de ce dialogue, mais a posé des conditions rejetées par l’opposition.

Le dirigeant congolais a notamment exigé que le dialogue se tienne sur le territoire congolais, par des institutions congolaises, sans remettre en cause sa légitimité. Il a en outre exclu la participation des personnes condamnées pour des crimes de guerre dans le pays.

L’opposition n’a eu de cesse de réclamer ce dialogue pour créer un climat de cohésion nationale alors que les rebelles du M23/AFC soutenus par le Rwanda ont progressé dans l’Est du pays en s’emparant des villes stratégiques.

La médiation des États-Unis entre la RDC et le Rwanda a empêché aux rebelles de progresser tandis que celle menée par le Qatar entre le gouvernement congolais et les rebelles n’a établi que des cessez-le-feu régulièrement violées et établi un cadre des négociations formelles.

L’histoire politique de la RDC est jalonnée de plusieurs dialogues dont le plus marquant avait réunifié le pays après la deuxième guerre du pays (1998-2003) période durant laquelle des groupes armés s’éteint emparés de la moitié du pays.

Le plus récent (2016-2017) avait permis à l’opposition de partager le pouvoir avec le Président Joseph Kabila (2001-debut 2019) qui venait d’achever son second mandat dans organiser les élections dans les délais prévus par la constitution.

Seulement une partie des dépêches, que l'Agence Anadolu diffuse à ses abonnés via le Système de Diffusion interne (HAS), est diffusée sur le site de l'AA, de manière résumée. Contactez-nous s'il vous plaît pour vous abonner.