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25 Février 2019•Mise à jour: 26 Février 2019
AA / Kinshasa / Pascal Mulegwa
L'armée congolaise a tué 19 miliciens dimanche à Kamako, une cité de la province du Kasai, dans le centre de la République Démocratique du Congo (RDC), a appris Anadolu de sources hospitalières, lundi.
Les soldats "ont ouvert le feu sur des miliciens qui pillaient un marché de Kamako, situé à une centaine de kilomètres de la ville de Tshikapa", a déclaré le capitaine François Mbuta, porte-parole local de la police, au correspondant d'Anadolu.
Ces miliciens reconnus pour leurs bandeaux rouges autour de la tête font partie d'une frange des miliciens venus déposer les armes dans la région, selon la même source.
Arrivés depuis janvier à Kamako, "ces miliciens Kamwina Nsapu sont impliqués dans plusieurs cas de vols et tracasseries des populations", a déclaré l'abbé Jean - Bosco Lwale, prêtre d'une paroisse catholique de Kamako.
Début janvier, des centaines de miliciens qui étaient aux prises avec l'armée se sont rendus aux forces après les élections présidentielle et législatives (nationales et provinciales) tenues le 30 décembre dernier en RDC.
Ces miliciens se sont en effet dit satisfaits des résultats de la présidentielle, laquelle avait abouti à la victoire de Félix Tshisekedi Tshilombo. Le nouveau président est originaire de cette région du Kasai , l'une des plus pauvres du pays.
Entre août 2016 et la mi-2017, des miliciens s'étaient révoltés après l'élimination par les forces de sécurité de Kamwina Nsapu, un chef traditionnel opposé au président Joseph Kabila.
Les combats entre miliciens et soldats avaient fait pas moins de 5 mille morts, selon l'ONU et l'église catholique.