Mohamed Hedi Abidellaoui
21 Juin 2017•Mise à jour: 21 Juin 2017
AA/ Bangui/ Sylvestre Krock
Des dizaines de personnes ont trouvé la mort dans des combats opposant Séléka (groupes politico-militaires musulmans) et Anti-Balaka (milices chrétiennes), dans le centre de la Centrafrique, a appris, mercredi, Anadolu de source bien informée.
Aboubakar Sidi, porte-parole de la coalition du "Front patriotique pour la renaissance de la Centrafrique" (FPRC-groupe dissident de la Séléka), a indiqué que ces affrontements ayant généré de «lourdes pertes» en vies humaines, ont éclaté au lendemain de la signature à Rome par 13 groupes rebelles ou milices sur les 14 que compte le pays, d'un accord prévoyant un cessez-le-feu immédiat, sous le parrainage de la communauté catholique Sant'Egidio.
Aucun bilan officiel n'a jusque-là (13:20 GMT) été donné. L'appartenance des morts n'est pas encore connue jusqu'à présent.
La ville s’est embrasée à la suite de la mort, samedi, du « général » du FPRC à Bria, Hamad Issa. Des combats secouent depuis la région opposant milices pro-chrétiennes anti-balaka et membres du FPRC.
La ville de Bria n’en est pas à sa première. Elle avait été, en mai dernier, le théâtre d’affrontements récurrents entre groupes armés. Ces combats avaient fait cinq morts, 29 blessés et plus de 40.000 déplacés, selon l'ONU.
Après une certaine accalmie ayant permis l'organisation d'élections générales, la République centrafricaine semble renouer avec les violences mortelles, déclenchées il y a plus de quatre ans, en raison d'un blocage politique et d'un conflit inter-communautaire, déclenché à la suite d'un coup d'Etat en 2013.
D’ailleurs, des violences ayant éclaté en mai écoulé dans les localités de Bria, d'Alindao, de Bangassou et de Mobaye (à l'Est de Bangui) ont fait environ 200 blessés et 300 morts.
Les élections générales organisées en décembre 2015- mars 2016 ont doté ce pays de nouvelles institutions mais n'ont pas pu empêcher la résurgence de violences sporadiques.