Afrique

Centrafrique / CPI : le procès de Yekatom et Ngaïssona s’ouvre le 9 février 2021

- Les charges de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité portées par le Procureur de la CPI à leur encontre ont été «partiellement» confirmées lors de l’audience du 11 décembre 2019.

Lassaad Ben Ahmed   | 16.07.2020
Centrafrique / CPI : le procès de Yekatom et Ngaïssona s’ouvre le 9 février 2021

Tunisia

AA / Tunis
La Cour pénale internationale (CPI) a fixé pour le 9 février, l’ouverture du procès d’Alfred Yekatom (Rambo) et Patrice-Edouard Ngaïssona, accusés de crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis en République centrafricaine entre décembre 2013 et décembre 2014.

La décision a été rendue publique par la CPI, jeudi, via communiqué sur son site web.


« Cette date a été fixée par la Chambre après avoir examiné les observations respectives des parties et des participants, les droits des accusés, le temps nécessaire pour la divulgation des preuves et la protection des victimes et des témoins, ainsi que les circonstances particulières de la pandémie de coronavirus », indique le communiqué.

« Les charges de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité portées par le Procureur à l'encontre d'Alfred Yekatom et de Patrice-Edouard Ngaïssona », ont été «partiellement» confirmées lors de l’audience du 11 décembre 2019, d’où la décision de les renvoyer en procès.

Actuellement détenus par la Cour, Yekatom et Ngaïssona avait été interpellés, respectivement en novembre et décembre 2018, sur mandats d’arrêt internationaux.

Alfred Yekatom, alias « Rambo » était caporal-chef des Forces armées centrafricaines et membre du parlement. Il aurait commandé, selon la CPI, un groupe de près de 3000 membres au sein du mouvement « Anti-Balaka » et commis plusieurs crimes contre l’humanité, dont « meurtre, déportation, torture, persécution », ainsi que des crimes de guerre, dont « meurtre, torture, mutilations, attaques intentionnelles contre des populations civiles, enrôlement d’enfants de moins de 15 ans, etc. ».

En ce qui concerne Patrice-Edouard Ngaïssona, il était le plus haut dirigeant et « coordinateur général national » des Anti-Balaka en RCA. Il est accusé de crime contre l’humanité, tels que « meurtre, extermination, déportation, viol, torture et autre actes inhumains».
Il est également accusé de crimes de guerre, tels que : « torture, traitement cruel, mutilation, atteintes à la dignité de la personne, pillage, attaques contre des bâtiments consacrés à la religion, etc.»


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