Sport, Afrique

CAN 2025: Le Mali élimine la Tunisie aux tirs au but et rejoint le Sénégal en quarts

- Le Mali retrouvera en quarts de finale le Sénégal, dans un choc prometteur entre deux prétendants sérieux au titre continental

Amarana Maiga  | 04.01.2026 - Mıse À Jour : 05.01.2026
CAN 2025: Le Mali élimine la Tunisie aux tirs au but et rejoint le Sénégal en quarts

Bamako
AA/Bamako/Amarana Maiga

Le Mali a signé ce samedi l’un des exploits majeurs de la Coupe d’Afrique des nations 2025 en éliminant la Tunisie au terme d’un scénario haletant et cruel pour les Aigles de Carthage.

Réduits à dix dès la première période, les Aigles maliens ont fait preuve d’un courage et d’une solidarité remarquables pour arracher un match nul (1-1) au bout du temps réglementaire et des prolongations, avant de s’imposer aux tirs au but (3-2). Héros d’une soirée mémorable, le gardien Djigui Diarra a écœuré les tireurs tunisiens, offrant au Mali une qualification méritée pour les quarts de finale, où l’attend désormais le Sénégal.

- Un duel sous haute tension à Casablanca

Dans l’enceinte mythique du stade Mohammed V, balayée par de fortes rafales de vent, l’affiche Tunisie-Mali promettait un combat serré entre deux sélections aux ambitions continentales affirmées. Dès les premières minutes, le ton était donné : engagement intense, duels rugueux et tension palpable dans les tribunes comme sur la pelouse. L’arbitre sud-africain Tom Abongile sortait rapidement les cartons pour tenter de contenir l’agressivité des débats.

À la 26e minute, le Mali se retrouvait réduit à dix après l’expulsion de Woyo Coulibaly, sanctionné pour une intervention jugée dangereuse. Un coup dur immense pour les hommes de Tom Saintfiet, d’autant qu’ils auraient même pu se retrouver à neuf dans la foulée tant la nervosité gagnait leurs rangs. Face à une Tunisie désormais en supériorité numérique, le défi devenait colossal.

Avec un joueur de plus, la Tunisie prenait logiquement le contrôle du ballon. Les centres se succédaient, notamment depuis les côtés, mais sans réel succès. Le vent perturbait les trajectoires et la défense malienne, héroïque, repoussait inlassablement les assauts. Mastouri tentait de peser dos au jeu, Gharbi essayait de provoquer balle au pied, mais la domination restait stérile.

À la pause, le score nul et vierge (0-0) reflétait autant l’incapacité tunisienne à concrétiser sa supériorité que la résilience admirable du Mali. Le sentiment persistait que le match pouvait basculer à tout instant, dans un sens comme dans l’autre.

- La Tunisie accélère, le Mali résiste

Au retour des vestiaires, le sélectionneur tunisien Sami Trabelsi tentait un pari offensif en réorganisant son attaque avec l’entrée d’Elias Achouri. Les Aigles de Carthage accentuaient leur pression, mais peinaient toujours à mettre du rythme et à déséquilibrer le bloc adverse. Mejbri était même averti pour simulation après s’être écroulé dans la surface, symbole d’une équipe qui forçait son destin sans véritable inspiration.

Côté malien, l’entrée de Dorgelès Doué apportait de la vitesse et une nouvelle arme : le contre. Malgré l’infériorité numérique, le Mali osait encore se projeter, cherchant à surprendre une Tunisie parfois trop sûre de sa domination.

- Un final renversant dans le temps réglementaire

Alors que le match semblait se diriger vers une prolongation, la Tunisie croyait enfin tenir sa qualification. En toute fin de rencontre, Chaouat profitait d’un moment de flottement défensif pour ouvrir le score, déclenchant la joie du banc tunisien. Casablanca pensait alors assister à la fin de l’aventure malienne.

Mais le football réserve parfois des scénarios cruels. Dans les dernières secondes du temps additionnel, le Mali obtenait un penalty inespéré. Lassine Sinayoko, attaquant de l’AJ Auxerre, prenait ses responsabilités et transformait la sentence avec sang-froid à la 90e+6 minute. Le stade explosait, les prolongations étaient inévitables : 1-1.

Éprouvés physiquement, les Maliens continuaient de défendre bec et ongles durant les prolongations. La Tunisie poussait, mais manquait de lucidité dans le dernier geste. Diarra, impérial, rassurait sa défense et repoussait les ultimes tentatives adverses. Après 120 minutes d’un combat intense, aucune des deux équipes ne parvenait à prendre l’avantage. La qualification allait se jouer aux tirs au but.

- Djigui Diarra, héros d’une nation

La séance de tirs au but tournait rapidement à l’avantage du Mali. Djigui Diarra entrait dans une autre dimension en repoussant plusieurs tentatives tunisiennes, dont celle de Mohamed Ali Ben Romdhane. Chaque arrêt rapprochait un peu plus les Aigles maliens d’un exploit retentissant.
Gaoussou Diakité répondait avec sang-froid pour maintenir le Mali en course, avant que les échecs tunisiens ne s’accumulent. Finalement, El Bilal Touré s’avançait pour tirer le penalty décisif. D’un geste sûr, il envoyait le Mali en quarts de finale, scellant une victoire 3-2 aux tirs au but. Le banc malien explosait de joie, les joueurs s’effondraient sur la pelouse, submergés par l’émotion.

- Cap sur un choc face au Sénégal

Le Mali retrouvera en quarts de finale le Sénégal, dans un choc prometteur entre deux prétendants sérieux au titre continental. Forts de cet exploit, les Aigles maliens aborderont ce rendez-vous avec confiance et ambition, portés par un Djigui Diarra désormais entré dans la légende du football malien.
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