Afrique

Cameroun: La situation sécuritaire s’est considérablement détériorée (ONG)

- L’International crisis group (ICG) indique que dix militaires ont été tués, six écoles incendiées et quatre attentats à la bombe enregistrés dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest au cours du mois de novembre

Lassaad Ben Ahmed   | 04.12.2017
Cameroun: La situation sécuritaire s’est considérablement détériorée (ONG)

Cameroon

AA/Yaoundé/Peter Kum

La situation sécuritaire s’est considérablement détériorée au Cameroun, au Zimbabwe, au Nigéria, au Cambodge, en Egypte, au Yémen, en Arabie Saoudite et au Honduras, a affirmé l’ONG International Crisis Group dans un nouveau rapport publié dimanche.

S’agissant du Cameroun, l’Organisation non-gouvernementale (ONG) indique que la tension a persisté entre le gouvernement et la minorité anglophone.

«Des militants anglophones ont mené huit attaques contre les militaires et la police au cours du mois de novembre, tuant au moins dix personnes.», relève le rapport.

«Dans la région du Nord-ouest, un gendarme a été tué à Jakiri et deux autres dans la capitale régionale, Bamenda dans la nuit du 6 au 7 novembre. Le docteur Ayaba Cho Lucas, chef de la prétendue force de défense d'Ambazonia, a revendiqué la responsabilité le 9 novembre et a lancé plus tard une campagne de collecte de fonds pour mettre en place une armée dans les régions anglophones », précise le rapport.

Il relève que des assaillants non identifiés ont tué un soldat près de la frontière nigériane le 9 novembre 2017. « À Bamenda, quatre attentats à la bombe n'ont fait aucun blessé le 14 novembre et des assaillants non identifiés ont abattu un policier le 19 novembre», souligne le document, tout en ajoutant que dans la région du Sud-ouest, quatre soldats ont été tués.

«Cinq écoles du Nord-Ouest et une du Sud-Ouest ont été incendiées du 31 octobre au 30 novembre », souligne encore le rapport.

« En réaction à la violence, les forces de sécurité ont fait irruption dans les maisons et saisi des armes, tuant au moins deux personnes », poursuit le rapport.

L’ONG informe que le principal parti de l’opposition au Cameroun, le Social Democratic Front (SDF) a boycotté la session parlementaire du 14 novembre «pour protester contre la gestion de la crise anglophone par le gouvernement et a perturbé les sessions des 23-24 novembre et 29 novembre pour appeler au dialogue sur la crise».

«Les politiciens de l'opposition et la société civile à Bamenda ont appelé, le 26 novembre, le gouvernement à organiser un dialogue national, à libérer les prisonniers et à accorder l'amnistie aux anglophones en exil ».

Concernant la région d’Extreme-Nord du Cameroun, où le pays est en guerre contre les groupes armés de Boko Haram, l’ICG relève que «des insurgés ont tué six personnes entre le 2 et le 5 novembre».

«Le 4 août, un attentat-suicide à la bombe a tué quatre personnes à Kolofata et le 20 novembre, les membres de Boko Haram ont attaqué un camion sur la route de Maroua-Kousseri et ont enlevé trois personnes», indique l'ONG.

«Au moins une douzaine de membres de la secte se sont rendus au cours du mois et l'armée camerounaise a capturé Abba Goroma, l’un des lieutenants du leader de la secte, Abubakar Shekau", conclut le rapport.

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