Lassaad Ben Ahmed
27 Mai 2019•Mise à jour: 27 Mai 2019
AA / Yaoundé / Peter Kum
Une femme kamikaze s'est fait exploser lundi matin dans la ville de Mora dans la région de l'Extrême-Nord du Cameroun où des terroristes de Boko Haram, mènent régulièrement de attaques, devenues assez fréquentes.
« Autour de 08H43 (07H43 GMT), une jeune kamikaze s’est introduite à Magdeme localité située dans la ville de Mora » dans le but de se faire exploser, mais elle a été repérée par des membres du comité de vigilance», a déclaré à Anadolu, le gouverneur de l’Extrême-Nord, Bakari Midjiyawa.
« Alors qu'on essayait de l’interpeller, elle s'est fait exploser et elle a été tuée par l’explosion », a-t-il ajouté, précisant qu’il s’agit d’un bilan provisoire.
Dans la même région de l’Extrême-nord, des sources sécuritaires rapportent qu’un civil a été tué dans la nuit de dimanche à lundi dans une autre attaque de Boko Haram.
« Vers 23h30 (heure locale), plusieurs combattants de Boko Haram en provenance du Nigéria, ont attaqué le village Choloba situé près de Fotokol dans le Logon-et-Chari », informe le commandant du secteur 1 de la Force Mixte Multinationale (FMM), le général de brigade Bouba Dobekréo.
« Un civil a été tué, des boutiques cambriolées, des denrées alimentaires et effets vestimentaires emportés par les terroristes », poursuit le général Bouba en ajoutant que les éléments de le Force Mixte Multinationale ont intervenu tardivement.
Dans un rapport publié le 22 mars 2019, la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (Fidh) relève que les différentes factions de Boko Haram continuent d'effrayer, avec leur menaces, les populations civiles dans la zone du Lac Tchad.
« Tous les témoignages et informations recueillis au Lac Tchad vont dans le même sens : Boko Haram est à l’offensive. Au Nigéria, ils ont profité de la séquence électorale chaotique pour mener de nouvelles offensives. Au Niger, le groupe demeure actif. Au Cameroun et au Tchad, les incursions sont de plus en plus fréquentes malgré le retour de nombreuses personnes abusées ou enlevées », souligne la Fidh.
La Fédération appelle les pays frontaliers du Lac Tchad et la communauté internationale à accroître la coopération et les actions concertées pour lutter contre Boko Haram, « tout en veillant au respect des droits humains et la protection des populations civiles ».