Nadia Al Chahed
15 Février 2016•Mise à jour: 15 Février 2016
AA/Bujumbura/ Yvan Rukundo
Plusieurs attaques à la grenade ont ciblé, lundi matin, divers endroits de la capitale burundaise faisant un mort selon le porte parole de la police et quatre morts selon des témoins oculaires.
Les autorités n’ont toujours pas livré de bilan officiel sur ces attaques, lundi, jusqu'à 11h00 GMT. Cependant Pierre Nkurikiye, porte parole de la police burundaise, a indiqué sur son compte Twitter que jusqu'içi, "six grenades ont explosé à Bujumbura et qu’un enfant de 11 ans y a été tué ".
Cependant, selon plusieurs témoignages recueillis par Anadolu, le nombre de victimes serait d'au moins quatre morts et d'une vingtaine de blessés.
La première attaque a eu lieu vers 8 h00 (06h00 GMT) dans la commune de Mukaza, en plein centre de la capitale, provoquant la blessure, à des degrés différents, d’au moins dix personnes, ont rapporté des témoins qui étaient sur les lieux.
Une deuxième grenade a explosé dans ce même quartier quelques minutes plus tard, a déclaré à Anadolu Christophe Ndikumana, fleuriste de la place. « J’ai vu quatre personnes gravement blessées gisant par terre », a-t-il ajouté, sans donner plus de détails sur les éventuels responsables.
Par ailleurs une autre grenade a été lancée par des inconnus en face du marché de Buyenzi, toujours dans la commune de Mukaza, a appris Anadolu auprès d’autres témoins qui se trouvaient sur place au moment de l’explosion. L’attaque a fait selon eux deux blessés.
Deux autres grenades ont, enfin, explosé dans le quartier Ngagara (Nord de Bujumbura), faisant quatre morts et au moins deux blessés, selon des témoins oculaires.
Commentant ces attaques sur les ondes de la radio nationale, Alain Guillaume Bunyoni, ministre de la Sécurité publique, les a qualifiées d’actes « terroristes » et précisé que la plupart des blessés sont des femmes et des enfants sans indiquer si des morts sont tombés lors des explosions.
Ces attaques surviennent alors qu'une délégation africaine de haut niveau est attendue prochainement au Burundi pour y conduire une médiation de la dernière chance.
Le Burundi traverse, depuis avril dernier, date de l'annonce de la candidature controversée du président Pierre Nkurunziza, une profonde crise politique et sécuritaire qui a fait, à ce jour, plus de 400 morts et poussé 230 mille personnes à l'exil, selon les organisations de la société civile burundaises.