Lassaad Ben Ahmed
13 Novembre 2017•Mise à jour: 13 Novembre 2017
AA/Bujumbura/Jean Bosco
Le président burundais Pierre Nkurunziza a ouvert, lundi, une "Conférence panafricaine des policiers chrétiens" à Bujumbura, a appris Anadolu d’une source policière.
«C’est la 7eme conférence panafricaine des Policiers chrétiens, elle a été ouverte par le chef de l’Etat Pierre Nkurunziza, les participants viennent de 14 pays d’Afrique, d'Amérique et même d’Europe», a déclaré à Anadolu Pierre Nkurikiye, porte-parole de la police burundaise.
Le ministre burundais de la Sécurité publique, Alain Guillaume Bunyoni, l’Inspecteur général de la police André Ndayambaje et le maire de Bujumbura Freddy Mbonimpa ont assisté à l’ouverture de cette conférence placée sur ous ce thème : «Police chrétienne, émerge et brille».
Selon Pierre Nkurikiye, porte-parole de la police burundaise, cette conférence qui se poursuit jusqu’au vendredi le 17 novembre est également placée sous le signe de la promotion de la paix et la résolution pacifique des conflits.
«Tous les intervenants ont apprécié la police burundaise, ses leaders et sa contribution de la police burundaise, notamment dans les opérations de maintien de la paix », a-t-il déclaré à Anadolu.
«Les différents intervenants ont exhorté les policiers à travailler avec un esprit chrétien», a encore ajouté le porte-parole de la police burundaise.
Les participants à cette conférence viennent du Canada, de la République démocratique du Congo (RDC) du Ghana, de l’Inde, du Kenya, du Malawi, du Nigeria, de la République sud-africaine, du Soudan du Sud, du Togo, du Royaume Uni, des USA, de la Zambie et du Burundi.
La dernière conférence panafricaine des policiers chrétiens avait été organisée au Nigéria en 2015.
Créée en 2003 à l’issue du brassage de l’ancienne police et des éléments issus des mouvements rebelles qui combattaient les corps de défense et de sécurité, la police burundaise est constituée de près de 20.000 policiers dont 70% sont de confession chrétienne.
Contrairement aux militaires, les policiers burundais sont régulièrement accusés de participer à la répression des opposants. Plusieurs rapports de l’ONU et des ONG ont souvent mis en exergue les exactions commises par ce corps de sécurité.
En 2016, l’ONU a renvoyé de la République Centrafricaine quelques 280 policiers burundais, accusés d'exactions commises au Burundi avant leur déploiement dans ce pays, dans le cadre de la Mission des Nations-Unies pour la sécurisation de la Centrafrique, Minusca. Leur mandat n’a pas été renouvelé.
Depuis plus de deux ans, le Burundi traverse une grave crise politique et sécuritaire, suite à la décision du Président Pierre Nkurunziza de briguer un 3ème mandat, jugé illégal par l’opposition et la société civile.
Les violences inhérentes à cette crise ont déjà fait plus d’un millier de morts et ont poussé plus de 400.000 personnes à fuir le pays, selon l’ONU et les ONGs.