Burkina Faso : une soixantaine de terroristes présumés "neutralisés" par l'armée burkinabè et la force Barkhane
- Entre le 15 et le 23 janvier 2022, lors d'une opération conjointe baptisée "Laabingol", selon l'état-major des armées françaises
Burkina Faso
AA / Ouagadougou/ Dramane Traoré
Une soixantaine de terroristes présumés ont été "neutralisés" par la force française Barkhane et l'armée burkinabè, dans la période du 15 au 23 janvier 2022, dans le Sahel au Burkina Faso, lors d'une opération conjointe baptisée "Laabingol", a annoncé l'état-major des armées françaises dans un communiqué publié, dimanche.
Le communiqué précise que du 15 au 23 janvier 2022, dans le Nord du Burkina Faso, des unités de la force Barkhane ont appuyé les forces armées du Burkina Faso, à proximité de la frontière avec le Mali, visant à reconnaître des zones connues pour abriter des refuges pour les attaques terroristes.
Le 16 janvier, une patrouille est ainsi intervenue pour "neutraliser un groupe de terroristes" avec le soutien des unités burkinabè disposant de guideurs aériens tactiques avancés (GATA).
"Plusieurs colonnes terroristes ont été neutralisées" lors de cette opération.
Enfin, le 23 janvier, au total, "près d'une soixantaine de terroristes ont été mis hors de combat à l'est de la ville burkinabè de Djibo (Sahel)", selon la même source.
L'opération a permis également de détruire une vingtaine de motos et plusieurs pick-up armés.
Le bilan de cette opération conjointe traduit le très bon niveau de coopération avec les forces armées du Burkina Faso, en appui desquelles la Force Barkhane s'est engagée pour protéger les populations et lutter contre le terrorisme, s'est réjoui l'armée française.
La même source précise que cette opération illustre l'engagement et la détermination de Barkhane et de tous ses partenaires à poursuivre le combat contre les groupes armés terroristes.
Depuis 2015, le Burkina Faso est la cible d'attaques terroristes ayant fait de nombreuses victimes et plus de 1,5 million de déplacés internes.
Le pays compte, à ce jour, 1 579 976 personnes déplacées internes à cause du terrorisme, selon le Conseil national de secours d’urgence (CONASUR).
L’insécurité a également engendré la fermeture de 3 280 établissements scolaires soit 13,09% des structures éducatives du pays, privant 511 221 enfants de leur droit à l’éducation.
Malgré les multiples changements à la tête de l'armée, la situation sécuritaire du Burkina Faso s’est progressivement dégradée depuis quelques années.
Cette situation a provoqué des manifestations de colère, le plus souvent réprimées par les forces de l’ordre.
Dimanche le 23 janvier courant, un mouvement d'humeur des militaires s'est transformé en coup d'État en renversant, lundi, le président Roch Marc Christian Kaboré.
Le Lieutenant-Colonel Paul Henri Sandaogo Damiba (41 ans) a pris le pouvoir à la tête du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR).
Dans leur déclaration, les militaires ont expliqué que leur action intervient dans un contexte marqué par la montée du terrorisme dans le pays depuis 2015 et l’" incapacité manifeste (de l’ancien gouvernement) à faire face efficacement à la dégradation de la situation sécuritaire".
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