Afrique

Burkina Faso: 37 morts et 60 blessés dans l’attaque d’un convoi d’une société minière

Lassaad Ben Ahmed   | 07.11.2019
Burkina Faso: 37 morts et 60 blessés dans l’attaque d’un convoi d’une société minière

Burkina Faso

AA / Ouagadougou / Wendyam Valentin Compaoré

Au moins 37 personnes ont été tuées et 60 autres blessés au Burkina Faso, dans une embuscade tendue par des « individus armés non identifiés », sur l’axe Ougarou-Boungou situé entre Fada N’Gourma (chef-lieu de la région de l’est) et la mine de Boungou dans la province de la Gnagna, dans la même région.

L’attaque a eu lieu mercredi matin contre un convoi transportant des travailleurs de la mine d’or de Boungou, exploitée par une société canadienne.

Selon un communiqué signé par le colonel Saidou Sanou, gouverneur de la région de l’est, le bilan de 37 morts et 60 blessés reste provisoire.

Certains blessés ont été admis au Centre hospitalier régional de Fada N’Gourma, tandis que d’autres ont été évacués à Ouagadougou.

Le convoi escorté par des militaires comptait 5 autobus transportant des employés burkinabè, des entrepreneurs et des fournisseurs de la mine.

Une opération de ratissage a été lancée par les forces de défense et de sécurité selon le communiqué.

La mine de Boungou, exploitée par la compagnie minière canadienne Société d'exploration minière en Afrique de l'ouest, Semafo, est située dans la province de la Gnagna, région de l'est.

L’entreprise minière canadienne a, dans un communiqué, précisé que le site de la mine Boungou demeure sécurisé et ses activités n’ont pas été affectées.

Outre la mine de Boungou, la société canadienne exploite également la mine d’or de Mana à l’ouest du Burkina Faso.

A noter, que ce n’est pas la première fois que cette société minière est victime d’une attaque terroriste.

Le 11 août 2018, cinq gendarmes chargés d’assurer la sécurité de la mine de Boungou et un employé d’un sous-traitant ont été tués lors d’une attaque terroriste entre les communes de Boungou et d’Ougarou, à une centaine de kilomètres de la ville de Fada N’Gourma.

Quelques jours plus tard, le 17 août 2018, un autobus de la société, transportant des employés entre la ville de Bobo-Dioulasso et la mine Mana à l’ouest du pays, qui était escorté par une équipe d’agents assurant sa sécurité, a été attaquée dans la commune de Bekuy à 80 km de la mine.

Deux personnes avaient été tuées et quatre blessés dans les rangs du personnel.

Mana est une commune rurale du département de Bagassi de la province de Balé dans la région de la Boucle du Mouhoun.

L'attaque de ce mercredi est la première dans la région de l’est depuis l'opération de sécurisation (“Otapuanu qui signifie “pluie de feu” ou “foudre” en gulmancema, langue parlée dans la région de l'Est) lancée en mars 2019.

Sept soldats ont été tués et une centaine de terroristes ont été arrêtés dans cette opération, selon un bilan officiel.

Lundi dernier, le couvre-feu en vigueur dans la région de l’est a été prorogé jusqu’au 3 janvier par le gouverneur de la région le colonel Saidou Sanou.

Pour rappel, face à cette spirale de violence et d’attaques terroristes que connaît le pays depuis 2015, un état d’urgence avait été instauré fin décembre 2018 dans sept des 13 régions du pays.

Une mesure qui a été prolongée de 6 mois depuis juillet et qui sera en vigueur jusqu’au 12 janvier 2020.

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