Afrique

Bassin du Lac Tchad : les chefs d'État de la région pour une restauration de la stabilité

- Un envoyé spécial sera désigné au Tchad, afin de suivre l’évolution de la situation sécuritaire.

Lassaad Ben Ahmed   | 26.05.2021
Bassin du Lac Tchad : les chefs d'État de la région pour une restauration de la stabilité

Chad

AA / Peter Kum

Les chefs d'État des pays du bassin du Lac Tchad ont exhorté les dirigeants de la région et les partenaires internationaux du développement à prendre conscience de la nécessité de rétablir la paix et la stabilité dans la région et surtout au Tchad qui fait face à une rébellion au nord et aux terroristes de Boko Haram.

Les chefs d'Etat de la région se sont rencontrés, mardi, à Abuja à l'invitation du président nigérian Muhammadu Buhari.

« Les menaces des groupes rebelles tchadiens, qui veulent renverser le gouvernement, doivent être considérées avec tout le sérieux qu'elles méritent, car les conséquences d'un Tchad déstabilisé pour la sous-région ne peuvent être imaginées », a déclaré le président Buhari à l'ouverture du sommet extraordinaire des chefs d'État et de gouvernement de la Commission du bassin du lac Tchad (CBLT).

« Les sept Chefs d’Etat et de Gouvernement qui ont fait le déplacement d’Abuja ont passé en revue la situation au Tchad suite aux attaques des groupes armés qui ont coûté la vie au maréchal Idriss Deby Itno en avril dernier », a souligné mercredi la présidence centrafricaine.

Ensemble, les sept pays de la sous-région ont examiné « les conséquences de cet acte barbare sur la paix, la sécurité et le développement au Tchad en général et dans les pays de la région du bassin du Lac Tchad en particulier ».

« Il est donc de notre devoir collectif et en l'honneur de la mémoire des hommes et des femmes qui sont morts en quête de paix dans la région, de nous lever à l'unisson en tant que dirigeants de la région pour veiller à ce que la paix, la stabilité et la sécurité ne soient pas perturbées au Tchad et dans toute la région », a déclaré le président Buhari qui présidait les travaux.

D’après la présidence centrafricaine, les Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CBLT ont demandé au président en exercice du sommet de désigner un envoyé spécial au Tchad, « afin de suivre l’évolution de la situation sécuritaire ».

Le président Buhari a enfin souligné que le conflit libyen avait accru la fragilité de la région, avec des implications débilitantes en matière de sécurité dans tout le lac Tchad et dans la grande région du Sahel, caractérisées par une circulation accrue d'armes et de munitions illicites, de substances narcotiques ainsi que par une crise des réfugiés qui continue de menacer la sécurité de la région.

Au Tchad, les rebelles du Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (FACT) avaient lancé une première offensive le 11 avril contre le régime tchadien, et avaient promis de marcher sur N’Djamena.

Le président tchadien Idriss Déby Itno est décédé le mardi 20 avril des suites de blessures reçues alors qu'il commandait son armée dans des combats contre des rebelles dans le nord.

Le Général Mahamat Deby, fils du défunt président tchadien, a succédé à son père et a pris la tête du Conseil militaire de transition. Il a poursuivi l’offensive contre les rebelles et les a vaincu.

Cette succession est contestée par une grande partie de l'opposition tchadienne.

Etaient présents lors de ce sommet, Muhammadu Buhari, président du Nigeria, Mahamt Déby, président du Conseil militaire de la transition au Tchad, Faustin Archange Touadera, président de la République centrafricaine, et Mohamed Bazoum, président du Niger. Le président camerounais Paul Biya s'est fait représenter.

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