AA / Ankara / Tugba Altun – Muhammet Tarhan
Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, s’est exprimé, vendredi, sur "TRT Haber" (chaîne de télévision publique turque) à propos des développements internationaux.
Cavusoglu a tout d’abord souligné que la Türkiye peut être un médiateur au Soudan pour mettre un terme aux combats qui ont éclaté le 15 avril courant, entre l'armée régulière soudanaise et les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR).
Cavusoglu a rappelé que le président turc, Recep Tayyip Erdogan, s'est entretenu au téléphone avec les dirigeants des deux parties, Abdel Fattah al-Burhan et Muhammad Hamdan Dagalo et qu’au cours de l’entretien, il a proposé la médiation de la Türkiye.
Cavusoglu a également noté que le vice-ministre turc des Affaires étrangères, Burak Akcapar, se rendra en Éthiopie la semaine prochaine.
Indiquant qu’Akcapar a déjà une expertise en médiation, Cavusoglu a indiqué que des préparatifs seront faits en Éthiopie.
Attristé par les affrontements au Soudan où vivent 2600 Turcs, le chef de la diplomatie turque a noté que 1834 ressortissants ont été évacués du Soudan jusqu’à présent.
"Nous avons évacué 1834 personnes du Soudan, dont 249 ressortissants de 19 pays différents. Parmi elles, 1457 ont été évacuées via l’Éthiopie", a-t-il expliqué en précisant que les opérations d’évacuation se poursuivent.
D’autre part, ce dernier a affirmé que la réunion quadrilatérale des ministres des Affaires étrangères Türkiye-Russie-Iran-Régime d’Assad aura lieu au début du mois de mai à Moscou.
"Il est fort probable qu'une réunion entre les ministres des Affaires étrangères (Türkiye-Russie-Iran-Régime d’Assad en Syrie) se tienne au cours des 10 premiers jours de mai", a-t-il dit.
Cavusoglu a déclaré que la Russie s’inscrira de nouveau dans l'histoire après sa rencontre avec l'Iran et le régime d'Assad.
Cavusoglu a indiqué que la Türkiye a pris cet engagement en raison du blocage du processus politique et a déclaré que le moyen de surmonter cela est d'amener le pays à des élections dans le cadre du Conseil de sécurité des Nations Unies ou de négocier avec le régime et l'opposition. "Autrement, une stabilité et une paix durable ne peuvent être atteintes", a-t-il souligné.
Quant à la lutte contre le terrorisme, Cavusoglu a attiré l'attention sur l’"obligation" de lutter contre l'organisation terroriste PKK/YPG et que la Russie et l'Iran devraient également soutenir ceci "sans relâche".
"Une fois la stabilité politique établie, toutes les forces de sécurité du pays doivent être unies. Sinon, la menace à la sécurité nationale demeurera pour nous, nous ne pouvons donc pas prendre un tel risque."
Cavusoglu a par ailleurs noté que la Türkiye respecte la frontière et l'intégrité territoriale de la Syrie, et que des attaques terroristes contre la Türkiye ont également lieu depuis l'Irak.
"Si seulement l’Irak considère le PKK comme une organisation terroriste, nous pourrions lutter ensemble", a-t-il conclu.
*Traduit du turc par Hilal Serefli Sari