Lassaad Ben Ahmed
09 Octobre 2017•Mise à jour: 10 Octobre 2017
AA/Alger/Karim Kabir
Le président du gouvernement de la Fédération de Russie, Dmitri Medvedev, effectuera une visite officielle de deux jours à compter de lundi en Algérie, a appris dimanche le correspondant d'Anadolu, d'après un communiqué des services du Premier ministère.
«A l'invitation de Ahmed Ouyahia, Premier ministre, Dmitri Medvedev, président du gouvernement de la Fédération de Russie, effectuera une visite officielle en Algérie les 9 et 10 octobre 2017», précise le communiqué.
«Cette visite, qui succède à la tenue de la 8e session de la Commission mixte de coopération en septembre dernier, sera l'occasion pour l'Algérie et la Russie d'approfondir et de consolider leur dialogue stratégique et leur coopération multiforme, fondés sur la Déclaration sur le partenariat signée à Moscou en avril 2001, sous l'égide du président Abdelaziz Bouteflika et son homologue, le président Vladimir Poutine», ajoute le texte.
Partenaires de longue date, Alger et Moscou, dont les relations remontent au milieu des années 1950, coopèrent dans de nombreux domaines, notamment énergétique et militaire.
Les échanges entre les deux pays ont atteint en 2016 la bagatelle de 4 milliards de dollars.
Peu avant son arrivée en Algérie, le président du gouvernement de la fédération de Russie a assuré que plusieurs accords seront signés au cours de sa visite.
«Nous envisageons de signer plusieurs accords de partenariat dans différents domaines. Nous avons la possibilité d’augmenter considérablement le volume des échanges dans les années à venir, grâce à de nouveaux secteurs de travail, que nous examinons activement aujourd’hui », a affirmé Medvedev dans un entretien accordé à l’agence officielle APS.
Parmi les secteurs envisagés figurent notamment l’énergie nucléaire, l'industrie agroalimentaire, l'extraction des ressources, le transport maritime, les hautes technologies et de l’espace, le bâtiment et l'industrie pharmaceutique.
A propos de l’énergie nucléaire, Medvedev a assuré que si l’Algérie décidait de créer une industrie nucléaire nationale, son pays serait prêt à offrir ses technologies et ses solutions techniques (...), selon la même source.
«Nous sommes également prêts à étudier des projets concernant la production d’électricité «propre» par les installations éoliennes ou solaires», a-t-il ajouté, d’après la même source.