Politique, Afrique

Al Mechri : “L'expérience afghane ne peut pas être appliquée en Libye”

- Khaled Al Mechri, en réponse aux propos de Kaïs Saïed, selon lesquels une “légitimité permanente” devrait remplacer la “légitimité temporaire” du gouvernement libyen, et l’élaboration d’une Constitution par les tribus, conformément au modèle afghan

Meher Hajbi   | 24.06.2020
Al Mechri : “L'expérience afghane ne peut pas être appliquée en Libye”

Libyan

AA - Tripoli

Le président du Haut Conseil d'État (Sénat libyen), Khaled Al Mechri a affirmé, en réponse aux propos du président tunisien, Kaïs Saïed, que “la tribu est une formation sociale et non un parti politique et l'expérience afghane ne peut être appliquée en Libye”.

Présent en conférence de presse, Al Mechri a tenu à répondre aux déclarations du président tunisien, selon lesquelles une “légitimité permanente” devrait remplacer la “légitimité temporaire” du gouvernement libyen, et l’élaboration d’une Constitution par les tribus, conformément au modèle afghan.

Pour Al Mechri, “la légitimité du gouvernement d’entente, reconnu par la Communauté internationale, résulte d'un dialogue inter-libyen de plusieurs mois, toutefois, celui qui a entravé le processus électoral, a également tenté de prendre le pouvoir par la force (en référence à Hatar)”.

“Nous n'avons pas besoin d'initiatives nombreuses. Le gouvernement d’entente doit étendre son contrôle sur l’ensemble du territoire libyen pour activer ensuite l’accord politique”, a-t-il expliqué.

En effet, le président tunisien Kaïs Saïed avait réaffirmé, lundi, en conférence de presse conjointe avec son homologue français Emmanuel Macron, son rejet de diviser la Libye et l’importance de trouver une solution intra-libyenne.

Saïed a également expliqué que “l’autorité libyenne est basée sur la légitimité internationale, cependant cette dernière ne peut pas se poursuivre car elle est temporaire et doit être remplacée par une nouvelle légitimité qui découle de la volonté du peuple libyen”.

En décembre dernier, le président tunisien a mené une initiative personnelle après s’être réuni avec 35 chefs de tribus libyens au Palais de Carthage. A l’issue de cette rencontre Saïed les a invité à élaborer une constitution similaire à la constitution afghane qui serait la phase transitoire pour que le peuple libyen puisse décider de sa propre volonté loin de toute intervention étrangère.

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