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25 Avril 2023•Mise à jour: 25 Avril 2023
AA / Tunis / Fatma Ben Amor
Le Congrès national africain (ANC), parti au pouvoir en Afrique du Sud, a exigé que le pays quitte la Cour pénale internationale (CPI), a déclaré mardi le président Cyril Ramaphosa.
"Le parti au pouvoir a tranché, estimant prudent que l'Afrique du Sud se retire de la CPI", a déclaré Ramaphosa lors d'une conférence de presse à l'issue d'une visite du président finlandais Sauli Niinistö.
L'Afrique du Sud, pays qui s'apprête à accueillir un sommet des Brics (Afrique du Sud, le Brésil, la Chine, l'Inde et la Russie) en août prochain, avait exprimé, le 12 avril courant, son embarras face au mandat d'arrêt international émis contre Vladimir Poutine. "Tous les chefs d'Etat devraient assister au sommet. Mais maintenant, nous avons des bâtons dans les roues avec ce mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale", avait déclaré le porte-parole du président sud-africain Cyril Ramaphosa, relayé par les médias. Et d’ajouter : "Ce que cela impose, c'est d'autres dispositions, pour voir comment cela va être pris en compte, et ces dispositions sont en cours. Une fois qu'elles auront été prises, les annonces nécessaires seront faites".
Le 17 mars dernier, la Cour pénale internationale a émis un mandat d'arrêt contre Vladimir Poutine et Maria Lvova-Belova, commissaire aux droits de l’enfant au cabinet du président russe, pour leur implication présumée dans l’enlèvement de milliers d’enfants en Ukraine et leur déportation illégale vers la Russie.