Nadia Chahed
22 Novembre 2018•Mise à jour: 22 Novembre 2018
AA / Kinshasa / Pascal Mulegwa
La campagne électorale pour le triple scrutin ( présidentiel, législatif et provincial) prévu le 23 décembre en République démocratique du Congo (RDC), a démarré jeudi et se poursuivra jusqu'au 22 décembre prochain.
Les rues de la capitale Kinshasa étaient particulièrement colorées, jeudi matin, les photos des candidats aux différents scrutins s'alignant sur les murs et autres panneaux publicitaires consacrés à cet effet.
"Nous allons battre une campagne électorale inédite, il n'y a aucun concurrent qui fait le poids", a déclaré à Anadolu Justin Bitakwira, membre du comité stratégique du front commun pour le Congo (FCC), plateforme électorale crée par le président Joseph Kabila et qui porte la candidature de Ramazani Shadary.
De son côté l'opposition ira aux élections divisée, ayant été incapable de s'unir autour d'un seul candidat.
Lors d'un meeting populaire improvisé après son retour, mercredi soir, à Kinshasa la candidat de l'opposition, Martin Fayulu, a promis de battre "une campagne à l'Américaine".
Le principal parti d'opposition, l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) dirigé par Félix Tshisekedi et l'Union pour la nation congolaise (UNC) portée par l'ancien président de l'Assemblée nationale Vital Kamerhe, qui se sont désengagé de l'accord de l'opposition signé le 11 novembre à Genève et soutenant la candidature de Fayulu, ne sont pas encore prêts pour la campagne.
Les leaders des deux partis ont, en effet, entamé depuis quelques jours des négociations pour former une coalition à la présidentielle et soutenir un seul candidat.
"Nous allons surprendre tout le monde, le meilleur candidat de l'opposition est dans notre camp", a déclaré à Anadolu Sele Yemba , porte-parole de l'UNC.
Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe signeront un accord ce week-end à Bruxelles, a affirmé cette même source.
Le processus électoral congolais est entré dans sa dernière ligne droite après deux reports des élections.
Le président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), Corneille Nangaa avait déclaré, mercredi, lors d'une cérémonie solennelle qu'il ne "sera plus question de reporter les élections mais de les tenir afin de mettre fin à la crise liée à la légitimité des institutions".
Au total 21 candidats sont en lice pour la future présidentielle, 19 640 candidats pour les Législatives provinciales et plus de 15 000 candidats pour les Législatives nationales.