Afrique

Éthiopie : nous ne sommes pas en situation de déclarer une famine au Tigré

- À la lumière des avertissements des organisations internationales et des médias concernant une famine qui menacerait la région qui compte 5,5 millions d'habitants

Abduljabbar Aburas   | 10.06.2021
Éthiopie : nous ne sommes pas en situation de déclarer une famine au Tigré

Ethiopia

AA / Addis-Abeba

L'Éthiopie a démenti, mercredi, qu'il existe une menace imminente de famine dans la région du Tigré, et que le gouvernement a lancé en novembre dernier une opération "d'application de la loi".

La commissaire national éthiopien à la gestion des risques de catastrophe, Mitiko Kasa a déclaré, lors d'une conférence de presse conjointe avec la ministre de la Santé Lia Tadesse "Nous ne sommes pas en situation nécessitant la déclaration d'une famine au Tigré".

Pour sa part, Tadesse a indiqué que "55 % des hôpitaux et 52 % des centres de santé de la région sont opérationnels jusqu'à présent".

L'ONU a mis en garde, samedi, contre une famine imminente dans la région du Tigré, au nord de l'Éthiopie, qui menace de faire des centaines de milliers de morts.

Le secrétaire général adjoint de l'ONU aux affaires humanitaires, Mark Lowcock a déclaré, dans un communiqué que "La famine imminente dans la région du Tigré en Éthiopie et dans le nord du pays, et il y a un risque de centaines de milliers de morts voire plus".

Il a déclaré que l'économie a été détruite dans la région, en plus des affaires, les entreprises, les cultures et les fermes et qu'il n'y a pas de services bancaires ou de communication, ajoutant : "Nous entendons déjà parler de décès engendrés par la faim".

Le 4 novembre dernier, des affrontements ont éclaté dans la région entre l'armée et le Front populaire de libération du Tigré, avant qu'Addis-Abeba n'annonce, au 28 du même mois, la fin d'une opération de « maintien de l'ordre » en contrôlant toute la région, et ce, malgré les rapports faisant état de poursuites violations des droits de l'homme dans la région à ce jour.

Le conflit a provoqué le déplacement de centaines de milliers de personnes, et plus de 60 000 personnes ont fui vers le Soudan, selon les observateurs.

*Traduit de l’arabe par Issa Ailou.

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