Afrique

Égypte : le président discute de la crise au Soudan avec un conseiller principal de Trump

- Les discussions portent sur la sécurité et la souveraineté du Soudan, alors que Le Caire souligne les préoccupations liées à la stabilité régionale

Tarek Chouiref  | 14.01.2026 - Mıse À Jour : 14.01.2026
Égypte : le président discute de la crise au Soudan avec un conseiller principal de Trump

Istanbul

AA / Le Caire-Istanbul / Amer Fouad Solymanan et Tarek Chouiref

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a rencontré mercredi au Caire Masad Boulos, conseiller principal du président américain Donald Trump pour les affaires arabes et africaines, afin d’évoquer l’évolution de la situation au Soudan et des questions régionales plus larges.

La rencontre s’est déroulée en présence du ministre égyptien des Affaires étrangères Badr Abdelatty, du chef des services de renseignement Hassan Rashad, ainsi que d’Evgenia Sidrias, adjointe au chef de mission de l’ambassade américaine au Caire, selon un communiqué de la présidence égyptienne.

Les discussions ont porté sur la situation au Soudan, Sissi réaffirmant le soutien de l’Égypte à tous les efforts régionaux et internationaux visant à rétablir la sécurité et la stabilité dans le pays. Il a souligné la position ferme de l’Égypte en faveur de la souveraineté, de l’unité et de l’intégrité territoriale du Soudan, rejetant toute tentative de compromettre sa sécurité ou sa stabilité.

Le président égyptien a également insisté sur le lien qu’il qualifie « d’organique » entre la sécurité nationale de l’Égypte et celle du Soudan, affirmant que son pays n’acceptera pas que des menaces pesant sur le Soudan déstabilisent la région.

L’Égypte et les États-Unis font partie du « Quad », aux côtés de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis, qui coordonne les efforts internationaux pour mettre fin au conflit soudanais et soutenir le retour à la paix et à la stabilité.

Le Soudan est plongé dans un conflit meurtrier depuis avril 2023, lorsque des combats ont éclaté entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) à propos de l’intégration de cette force paramilitaire dans l’armée nationale.

Les FSR contrôlent l’ensemble des cinq États de la région du Darfour à l’ouest, à l’exception de certaines parties du nord du Darfour restées sous contrôle de l’armée. L’armée détient la majorité des zones des treize autres États, y compris la capitale Khartoum.

Le conflit a causé la mort de milliers de personnes et le déplacement de millions d’autres.

* Traduit de l'anglais par Seyma Erkul Dayanc

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