Lassaad Ben Ahmed
18 Septembre 2017•Mise à jour: 19 Septembre 2017
AA/ Bujumbura/Nzosaba Jean Bosco
Le gouvernement de Bujumbura a demandé, lundi, à la République démocratique du Congo, au Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR) et à la Mission des Nations Unies en RDC (Monusco) de lui fournir des explications sur les circonstances de l’assassinat de plus d’une trentaine de réfugiés Burundais, vendredi dernier, à Kamanyola dans le Sud-Kivu (est de la RDC), a déclaré à la presse, Philippe Nzobonariba, Secrétaire général et porte-parole du gouvernement.
«Par le biais du ministre des Relations extérieures et de la Coopération internationale, le Burundi a demandé à la RDC, à la Monusco et au HCR de lui fournir des éclaircissements sur les conditions dans lesquelles plus de trente réfugiés burundais ont été tués à Kamanyola vendredi dernier, nous attendons la réponse», a déclaré Philippe Nzobonariba.
«Ce sont nos citoyens, nous voulons d’ailleurs qu’ils rentrent au pays, mais en attendant leur retour, ils ont droit à la sécurité», a encore souligné Nzobonariba.
Vendredi dernier, près de 40 réfugiés burundais ont été tués à Kamanyola dans des heurts avec les militaires congolais. L’Onu demande aussi des enquêtes. La RDC n’a pas encore fait suite à cette demande de Bujumbura.
Le site de Kamanyola héberge environ 2000 réfugiés burundais. Au total, le nombre des réfugiés burundais en RDC est estimé à 40.000.
Depuis plus de deux ans, le Burundi est secoué par une grave crise politique et sécuritaire, suite à la décision du président Pierre Nkurunziza de briguer un troisième mandat, jugé illégal par l’opposition et la société civile. Les violences ont déjà fait plus d’un millier de morts et poussé plus de 400.000 personnes à fuir le pays, selon l’ONU et les ONGs.