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Un responsable de la BCE affirme qu’une guerre prolongée avec l’Iran pourrait entraîner une hausse des taux d’intérêt

- Les taux pourraient augmenter dès avril si le choc énergétique se prolonge, et un conflit dépassant juin nécessiterait probablement une action, a déclaré Pierre Wunsch à Bloomberg Television

Mücahithan Avcıoğlu  | 27.03.2026 - Mıse À Jour : 27.03.2026
Un responsable de la BCE affirme qu’une guerre prolongée avec l’Iran pourrait entraîner une hausse des taux d’intérêt

Istanbul

AA / Istanbul / Mucahithan Avcioglu

Un membre du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) a déclaré vendredi que la banque pourrait être amenée à relever ses taux d’intérêt si la guerre avec l’Iran se prolongeait au-delà de juin, tout en précisant que les décideurs ne se précipitent pas pour réagir avant d’avoir une vision plus claire de l’ampleur des conséquences économiques.

Interrogé par Bloomberg Television, Pierre Wunsch a indiqué que la BCE devrait probablement agir si le conflit n’est pas résolu d’ici juin, une telle situation faisant grimper l’inflation bien au-dessus des projections de base de la banque.

« Si le conflit n’est pas terminé en juin, nous serons très probablement bien au-dessus de notre scénario de base, et cela justifierait une forme de réaction », a-t-il déclaré, ajoutant qu’il se sent « à l’aise » avec la tarification actuelle du marché, qui anticipe au moins deux hausses de taux cette année.

Wunsch a précisé qu’un mouvement dès avril ne peut pas être exclu si les données à venir montrent que le choc des prix de l’énergie se prolongera et alimentera une inflation plus persistante.

« Avril n’est pas à exclure », a-t-il affirmé. « Si d’ici avril nous avons des preuves solides que le choc va durer et entraîner une forte inflation susceptible d’avoir un certain degré de persistance, nous pourrions devoir intervenir. »

Ses propos interviennent alors que les décideurs de la BCE évaluent si la flambée des prix de l’énergie, liée au conflit, pourrait se répercuter plus largement sur les prix à la consommation dans la zone euro.

La présidente de la BCE, Christine Lagarde, a déclaré plus tôt cette semaine que la banque est prête à agir « de manière décisive et rapide » si nécessaire, tandis que le président de la Bundesbank, Joachim Nagel, a également indiqué que des hausses de taux pourraient être nécessaires dès le mois prochain si les perspectives d’inflation se détérioraient davantage.

*Traduit de l’anglais par Ayse Bashoruz

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