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L’ONU exprime son inquiétude face aux récentes frappes sur des installations pétrolières au Moyen-Orient

- « Nous continuons de tirer la sonnette d’alarme sur l’impact humanitaire de l’escalade de la violence dans certaines régions du Moyen-Orient », déclare un porte-parole

Merve Aydogan  | 10.03.2026 - Mıse À Jour : 10.03.2026
L’ONU exprime son inquiétude face aux récentes frappes sur des installations pétrolières au Moyen-Orient

Hamilton, Canada

AA / Hamilton, Canada / Merve Aydogan

L’ONU a exprimé lundi son inquiétude face aux informations faisant état de frappes aériennes visant des installations pétrolières à travers le Moyen-Orient, dans un contexte de guerre en cours entre les États-Unis, Israël et l’Iran.

« S’agissant de la situation au Moyen-Orient, nous continuons de tirer la sonnette d’alarme sur l’impact humanitaire de l’escalade de la violence dans plusieurs parties de la région, qui entraîne une hausse du nombre de victimes civiles, des dégâts aux infrastructures civiles et un déplacement croissant des populations », a déclaré le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, lors d’une conférence de presse.

Soulignant que l’ONU est « particulièrement préoccupée par les nombreux signalements de frappes récentes contre des installations pétrolières », Dujarric a averti que de telles attaques « pourraient avoir de graves conséquences environnementales dans toute la région, avec des effets immédiats possibles sur l’accès à une eau potable sûre, sur l’air que les populations respirent et sur l’alimentation ».

« Cela s’ajoute aux frappes signalées contre des usines de dessalement de l’eau dans plusieurs pays », a-t-il ajouté.

Il a également relayé l’avertissement de l’Organisation mondiale de la santé concernant les impacts sanitaires de ces attaques, soulignant que « le Moyen-Orient faisait déjà face à d’immenses besoins humanitaires avant cette dernière escalade ».

Dujarric a par ailleurs insisté sur le fait que « toutes les précautions possibles doivent être prises pour protéger les civils des conséquences des hostilités et éviter d’endommager les établissements de santé, les écoles, les systèmes d’approvisionnement en eau et les autres infrastructures essentielles ».

Les tensions régionales se sont intensifiées depuis que les États-Unis et Israël ont lancé une attaque de grande ampleur contre l’Iran le 28 février, faisant plus de 1 250 morts, dont le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, plus de 150 écolières et plusieurs hauts responsables militaires.

L’Iran a riposté par d’importantes salves de frappes visant des bases américaines, des installations diplomatiques et du personnel militaire à travers la région, ainsi que plusieurs villes israéliennes.

Les attaques iraniennes par drones et missiles ont continué de s’intensifier, selon des informations indiquant que Téhéran a tiré à plusieurs reprises des missiles chargés de sous-munitions en direction d’Israël.

Dans ce conflit en cours, les frappes aériennes des deux camps ont touché des champs pétroliers dans le Golfe ainsi qu’en Iran, contraignant certains producteurs de pétrole à déclarer un cas de force majeure.

Dimanche, le président américain Donald Trump a affirmé qu’il déciderait, en accord avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, de mettre fin à la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran.

*Traduit de l'anglais par Adama Bamba

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