Monde, Économie

Irak: La situation économique est "préoccupante" selon les Nations-Unies

- Des propos tenus par la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies pour l'Irak, Jeanine Hennis-Plasschaert

Wejden Jlassi   | 25.11.2020
Irak: La situation économique est "préoccupante" selon les Nations-Unies

Baghdad

AA/ Bagdad

La Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies pour l'Irak, Jeanine Hennis-Plasschaert a déclaré, mardi, que la situation économique est préoccupante dans le pays après une prévision de récession de 10% cette année.

C'est ce qui ressort d'un briefing au Conseil de Sécurité sur l'Irak, suivi par l'Agence Anadolu (AA).

Hennis-Plasschaert a expliqué que la situation économique en Irak est préoccupante et que la mise en œuvre du projet de réforme par le truchement d'un accord entre le gouvernement, le parlement et les partis politiques, s'impose.

Elle a souligné qu'il existe diverses crises politiques, sécuritaires, économiques et sanitaires interconnectées qui entravent le travail du gouvernement.

"Nous prévoyons une récession de 10% de l'économie irakienne cette année", a estimé la responsable onusienne.

L'Irak est confronté à une crise financière sévère, suite au fléchissement des prix du pétrole en raison de la pandémie du coronavirus. Par conséquent, le gouvernement irakien s'est trouvé dans l'incapacité de payer les salaires des fonctionnaires.

Par ailleurs, les autorités n'ont pas approuvé la proposition du budget 2020 en raison de la baisse des recettes pétrolières à cause de la pandémie du Coronavirus.

La responsable onusienne a ajouté que les quotas et le népotisme entravent le progrès de l'Irak, insistant que les élections doivent être libres, crédibles et tenues à l'abri de toute pression.

Elle a souligné que le gouvernement irakien a demandé au Conseil de sécurité de l'ONU une coopération dans le domaine électoral.

Concernant la situation sécuritaire, Hennis-Plasschaert a signalé que le niveau de violence a sensiblement baissé, ce qui est encourageant, précise t-elle.

"Nous avons aussi salué la baisse des attaques visant les missions diplomatiques dans le pays", a-t-elle indiqué.

L'Irak est le deuxième producteur de pétrole de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), avec une production quotidienne moyenne de 4,6 millions de barils.

Le pays dépend principalement du pétrole pour financer 97% de son budget.


*Traduit de l'arabe par Wejden Jlassi

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