Guerre au Moyen-Orient : Air France-KLM relève ses tarifs long-courriers sur fond de choc pétrolier
- Dans une déclaration relayée jeudi par les médias français, le groupe a indiqué que « le contexte géopolitique actuel au Moyen-Orient a entraîné une hausse importante et soudaine des prix des carburants, notamment du kérosène »
Istanbul
AA / Istanbul / Wafae El Baghouani
Air France-KLM a annoncé une hausse de ses tarifs sur les vols long-courriers, en raison de la flambée des prix du carburant provoquée par l’escalade de la guerre au Moyen-Orient.
Dans une déclaration relayée jeudi par les médias français, le groupe a indiqué que « le contexte géopolitique actuel au Moyen-Orient a entraîné une hausse importante et soudaine des prix des carburants, notamment du kérosène ». En conséquence, les nouveaux tarifs s’appliquent aux billets émis à compter du 11 mars 2026.
Selon la même source, les billets en classe économique sur les liaisons long-courriers augmenteront de 50 euros aller-retour.
Cette décision intervient alors que les tensions régionales continuent de perturber les marchés énergétiques mondiaux. Le blocage du détroit d’Ormuz et les attaques visant des infrastructures pétrolières dans le Golfe ont provoqué une forte poussée des cours du brut, avec un baril de Brent repassé au-dessus de 100 dollars.
Dans ce contexte, plusieurs compagnies aériennes ont commencé à répercuter la hausse des coûts du kérosène sur leurs prix. Air New Zealand a notamment annoncé l’annulation de 1 100 vols au cours des deux prochains mois, invoquant l’impact de la crise régionale sur ses opérations.
Depuis le déclenchement de la guerre entre Israël, les États-Unis et l’Iran, les marchés énergétiques mondiaux subissent de fortes perturbations, notamment en raison des menaces sur le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le transport du pétrole. Cette escalade a entraîné une hausse marquée des prix du brut et du kérosène, poussant plusieurs compagnies aériennes à revoir leurs tarifs ou leurs programmes de vols.
