Monde, Économie

France : le ministre du Commerce assume une formule choc sur la concurrence chinoise

- Lors d’une cérémonie de la CPME à Paris, Serge Papin a tenu des propos très offensifs contre les plateformes chinoises, visant notamment Shein. Son entourage affirme qu’il s’agissait d’une « bataille commerciale »

Serap Doğansoy  | 22.01.2026 - Mıse À Jour : 23.01.2026
France : le ministre du Commerce assume une formule choc sur la concurrence chinoise Soure: La Gazette France

Istanbul

AA / Istanbul / Serap Dogansoy

Le ministre français du Commerce, Serge Papin, a suscité des réactions mercredi soir après avoir tenu une formule particulièrement violente à l’encontre de la concurrence chinoise, lors de la cérémonie des vœux de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) à Paris.

Évoquant l’impact des plateformes de commerce en ligne chinoises sur les petites et moyennes entreprises françaises, le ministre a lancé : « Il faut casser la gueule aux Chinois ! », en référence à ce qu’il a qualifié de concurrence déloyale, notamment exercée par la plateforme Shein. La phrase, prononcée devant un public de dirigeants de PME et plusieurs membres du gouvernement, ne figurait pas dans le discours écrit transmis à la presse.

Contacté, l’entourage de Serge Papin a indiqué que le ministre assumait ses propos, tout en précisant qu’ils ne visaient pas le peuple chinois, mais des pratiques commerciales jugées non conformes aux règles en vigueur en France et en Europe. Selon le cabinet, le ministre appelait à un renforcement du cadre juridique afin de rétablir une concurrence équitable pour les entreprises françaises.

Serge Papin faisait également référence à une procédure engagée contre la plateforme chinoise en novembre dernier, après la mise en vente de produits illicites. Le Tribunal judiciaire de Paris avait toutefois rejeté la demande de suspension du site, estimant qu’un blocage total serait disproportionné, malgré la reconnaissance d’un dommage grave à l’ordre public. Le gouvernement a fait appel de cette décision.

Lors de son intervention, le ministre a enfin confirmé sa détermination à poursuivre le « bras de fer » engagé avec ces plateformes, rappelant que le projet de budget 2026 prévoit l’instauration d’une taxe sur les petits colis, en complément d’une contribution déjà décidée au niveau européen.​​​​​​​

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