Wejden Jlassi
22 Décembre 2023•Mise à jour: 24 Décembre 2023
AA / Tunis / Wejden Jlassi
Le budget de l'Etat pour 2024 en France a été définitivement adopté jeudi à l'Assemblée nationale après le rejet d'une motion de censure de la gauche et une saison marquée par une série de "49.3" sur les textes budgétaires.
La motion a recueilli 116 voix, loin des 289 suffrages nécessaires pour faire tomber le gouvernement.
Dans son intervention au Parlement, la Première ministre Elisabeth Borne a critiqué le recours à répétition aux motions de censure, déplorant la manière dont certains "députés censeurs" ont altéré leur principe.
Alors que l'aile gauche accusait le gouvernement de ne pas en faire assez sur l'écologie et le logement et de refuser d'augmenter la fiscalité des plus riches ou des grandes entreprises, Borne a vivement défendu son budget qui permet, selon elle, de "donner des moyens inédits à la sécurité, à la justice et aux armées" ou encore "pour permettre des investissements sans précédent dans la transition écologique", et "augmenter le salaire des enseignants".
Le gouvernement est dans une situation délicate entre ses dépenses et la volonté de réduire le déficit public à 4,4 % du PIB en 2024. Le ministère de l'Economie et des Finances a promis d’aller chercher douze milliards d’économies supplémentaires par an dès 2025. Une mission "difficile" selon des députés macronistes.