Mourad Belhaj
01 Mars 2020•Mise à jour: 01 Mars 2020
AA / Bruxelles
Des réunions se poursuivent dans les couloirs de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (Otan) concernant le renforcement des mesures visant à assurer la sécurité de la Turquie, tandis que la Grèce n'a pas réussi à imposer la question des réfugiés dans ce dossier, selon des sources diplomatiques turques.
Les sources ont ajouté que la Grèce avait demandé la création d'un document relatif aux migrants et à l'accord sur l'immigration entre la Turquie et l'Union européenne, comme condition à un solide soutien politique à Ankara, après que plusieurs de ses soldats aient été attaqués dans la Zone de désescalade d'Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie.
Et d’indiquer que la Turquie et les États membres de l'Otan ont rejeté la demande grecque, car elle n'est pas directement liée à l'alliance, faisant ainsi échouer les tentatives de la Grèce d’inscrire la question des réfugiés à l’ordre du jour de l'Otan.
Les sources diplomatiques ont confirmé que des discussions étaient en cours entre les membres de l'Otan afin de renforcer les mesures visant à assurer la sécurité de la Turquie.
Vendredi, le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, a affirmé le fort soutien de l’alliance à la Turquie, indiquant que les membres de l’Alliance étudient la possibilité d'en faire davantage.
C’est ce qui ressort d'une conférence de presse tenue au siège de l'Otan dans la capitale belge, Bruxelles, après une réunion d'urgence de l'Alliance à la demande de la Turquie, suite au ciblage de ses soldats à Idleb par le régime syrien.
34 soldats turcs ont été tués et plusieurs autres blessés, jeudi soir, après un raid aérien du régime syrien dans le gouvernorat d'Idleb.