AA - Ankara - Bilal Muftuoglu
Bien que les résultats des XXVe élections législatives turques ne permettent à aucun parti de former un gouvernement majoritaire à lui seul, l'hémicycle s'apprête, pourtant, à accueillir le plus grand nombre de députées de son histoire.
Après le dépouillement de 99,99% des urnes, 96 députées détiennent leurs sièges à la Grande Assemblée nationale de Turquie.
Ces chiffres illustrent une hausse considérable par rapport aux dernières élections législatives de 2011, où 79 députées siégeaient au Parlement.
Obtenant 40,86% des voix, sans pourtant être apte à former le gouvernement seul, le Parti pour la justice et le développement (AK Parti) pourvoit 41 députées au Parlement, soit 5 de moins qu'en 2011. Le parti d'Ahmet Davutoglu est ainsi le seul parti à envoyer moins de femmes parlementaires.
Le Parti démocratique des peuples (HDP), qui dépasse le seuil électoral fixé à 10%, en recueillant 13,12% des voix, fournit 31 députées parmi ses 80 parlementaires figurant pour la première fois sous l'étiquette de leur parti et non pas comme des indépendants.
Le HDP ne détenait que 31 députés en 2011, dont 11 femmes. Parmi les nouvelles députées de HDP, figure Dilek Ocalan, nièce d'Abdullah Ocalan, chef du PKK.
Ocalan accède à la législature depuis Sanliurfa (Sud-est), où le HDP a remporté 5 sièges sur les 12 en jeu.
Le Parti Républicain du peuple (CHP), qui a obtenu 24,96% des voix, ne compte, quant à lui, qu'une seule députée de plus par rapport aux précédents Législatives, soit 20 sur 132.
Le Parti d'Action nationaliste (MHP), qui arrive en troisième position avec 16,30% des voix, sera aussi représenté par une députée de plus.