Ferdi Türkten
19 Septembre 2015•Mise à jour: 19 Septembre 2015
AA / Ankara / Ferdi Türkten
Les communications entre les membres de l’organisation terroriste PKK interceptées par l’armée turque révèlent que le PKK est en difficulté après avoir essuyé, récemment, de lourdes pertes.
Le 15 septembre courant, l’armée turque a mené des raids aériens contre des positions et des repaires des terroristes du PKK à Sinat-Haftanin, région située dans le District du Nord de l’Irak, détruisant des grottes, des tentes et des abris fortifiés où se retranchaient les terroristes ainsi que d’importants dépôts de munitions.
Entre 55 et 60 terroristes, au moins, ont été tués dans ces raids, selon les premières informations révélées par les communications interceptées entre les membres du PKK, les photos aériennes et les sources d’information locales.
Selon les informations recueillies sur place, la population de Sinat-Haftanin désapprouvait la propagande du PKK prétendant que « les Forces armées turques mènent des opérations aériennes, ils vont nous bombarder et tous nous tuer, il faut fuir le village ». Les habitants ont démenti ces allégations, affirmant qu’ils n’ont « subi aucun préjudice dans les raids aériens turcs ».
Devant le refus de coopération de la population et des gardes frontières irakiens qui n’ont pas autorisé le passage des membres de l’organisation terroriste qui voulaient évacuer les blessés et récupérer les corps, le PKK a enterré ses morts dans des fosses communes et quitté la région.
L’organisation terroriste a également essuyé un cuisant échec dans sa tentative d’inciter la population à la désobéissance civile à Yüksekova et Cizre, villes du sud-est de la Turquie où la population a soutenu l’Etat et donné une réponse claire aux terroristes.
Dans les appels radios interceptés, un membre du PKK chargé de transmettre le message de l’un des chefs de l’organisation, Murat Karayilan, affirme que « les pertes subies dépassent nos limites de tolérance. La situation a été extrême à Yüksekova et Cizre. L’appui populaire s’est réduit à néant ».
Karayilan insiste, dans son message, que l’organisation se trouve désormais dans une position très difficile en raison des lourdes pertes. « Nous ne pouvons plus rester à Qandil, nous essayons de gérer la situation avec 600 à 700 hommes, y compris les hommes des camps voisins. Nos renforts logistiques et nos munitions sont pratiquement nuls », a-t-il dit.
Et d’enchainer: « Il y a des traîtres parmi nous. Des dépôts et réserves de munitions très bien protégés et parfaitement dissimulés ont été bombardés par l’aviation turque. Nous avons perdu plusieurs hommes et devons faire appel à nos Forces en Syrie. Nous n’avons pas de combattants bien formés dans la Turquie rurale, les pertes sont très lourdes à Tunceli et toute réparation de la situation est difficile ».