Alp Özden,Meltem Öztürk,Nur Asena GÜLSOY
18 Mars 2016•Mise à jour: 18 Mars 2016
AA - Ankara - Nur Gülsoy
Des dirigeants du Parti pour la Justice et le Développement (AK Parti, au pouvoir, Turquie) ont rencontré leurs homologues du Parti républicain du peuple (CHP, opposition), pour discuter de la levée de l'immunité parlementaire de certains députés.
Les vice-présidents du groupe parlementaire de l'AK Parti, Naci Bostanci, et Ayhan Sefer Ustun se sont entretenus avec le vice-président du groupe du CHP, Levent Gok, vendredi au bureau de celui-ci au siège du Parlement, à Ankara.
L'entretien a duré environ une demi heure, à l'issue duquel Gok s'est exprimé aux journalistes. Il a donné des détails sur la proposition faite par Bostanci et Ustun.
"La proposition consiste en une modification provisoire de la Constitution en vue de supprimer le deuxième paragraphe de l'article 83 de la Constitution, qui porte sur l'immunité parlementaire, a fait savoir Levent Gok. Donc une fois l'amendement fait et entré en vigueur, les dossiers de demande de levée de l'immunité seront transférés aux autorités judiciaires concernées."
Levent Gok a annoncé l'éventualité d'un nouveau rendez-vous avec les responsables de l'AK Parti en début de la semaine prochaine, pour exprimer leur propre opinion.
Un débat sur la levée de l'immunité parlementaire occupe la classe politique turque, après que certains députés et membres du HDP ont ouvertement soutenu l'organisation terroriste PKK. Des représentants locaux du parti s'étaient rendus à une cérémonie de funérailles d'un terroriste, dans l'est du pays.
L'AK Parti a proposé, aux groupes parlementaires des autres partis, un amendement de la Constitution portant sur l'article selon lequel "un député qui aurait commis un crime avant ou après les élections, ne peut pas être mis en garde à vue, interrogé, emprisonné ou jugé sans une décision parlementaire".
L'amendement consiste donc à ajouter un article supplémentaire annulant cette clause. Si l'amendement est adopté et appliqué, les mémorandums concernant les députés en question seront transférés dans quinze jours aux autorités judiciaires.