İlkay Guder,İlhan Toprak,Sarp Özer,Nur Asena GÜLSOY
02 Février 2017•Mise à jour: 03 Février 2017
AA – Ankara – Nur Gülsoy
Le président de la République de Turquie, Recep Tayyip Erdogan a condamné l'utilisation de l'expression «terrorisme islamiste».
Le chef de l'État a reçu la Chancelière allemande, Angela Merkel, jeudi au palais présidentiel à Ankara.
Les deux dirigeants ont animé un point de presse conjoint après leur entretien.
«L'usage de l'expression terrorisme islamiste à cause de l'organisation terroriste Daech, est offensant, a déclaré Erdogan. Je vous prie de ne pas l'utiliser. Nous exprimerons notre opposition tant que cette expression est utilisée. Garder le silence signifierait l'admettre. Moi qui suis un président musulman, je ne pourrais jamais l'accepter. Aucun autre pays ne mène la lutte que nous menons contre Daech.»
Le président a insisté que l'expression irrite gravement les musulmans, et qu'elle est «incorrecte car l'Islam et le terrorisme ne peuvent pas aller ensemble. La définition du terme Islam est la paix.»
Les organisations PKK, PYD, YPG et FETO sont toutes pareilles, a martelé Erdogan, soulignant que la Turquie attend toujours la décision des appareils judiciaires allemand et américain sur l'extradition des putschistes enfuis, alors que «85 colis de documents ont été envoyés aux États-Unis».
La Turquie, les États-Unis et l'Allemagne sont des pays alliés au sein de l'OTAN, a-t-il rappelé.
Erdogan a fait savoir qu'ils ont abordé les développements en Syrie et en Irak aussi, avec Merkel.
«Nous avons discuté des démarches à entreprendre en Syrie, ainsi que de la question migratoire, des moyens de coopérer dans la lutte antiterroriste, a-t-il précisé, insistant sur l'importance de la coopération internationale. L'Allemagne compte actuellement trois millions de personnes d'origine turque. La solidarité avec l'Allemagne qui fait partie de la coalition internationale de lutte, est très importante. J'estime que cette solidarité, dont nous avions fait preuve en Ukraine par exemple, doit continuer dans d'autres zones aussi.»