AA – Ankara – Naz Altinsoy
La société turque "Industrie Electronique Militaire", Aselsan, a signé des mémorandums d’entente avec les sociétés Rolls-Royce et Airbus, le mercredi 21 mai au Salon de l’aéronautique de Berlin 2014.
L’accord conclu entre Aselsan et le constructeur britannique Rolls-Royce porte sur une collaboration sur les systèmes de commande des moteurs.
"Nous estimons que par cet accord, Aselsan et Rolls-Roys pourront créer une synergie et obtenir des solutions qui pourraient profiter aussi bien à la Turquie qu’au marché mondial dans un sens plus vaste", a affirmé Hasan Canpolat, président du conseil d’administration d’Aselsan.
“La Turquie est un marché important pour Rolls-Roys, et elle offre des opportunités de collaboration passionnantes pour nous dans les domaines des avions de combats, des hélicoptères et des aéronefs de transports", a indiqué Bob Stoddart, président du service client en matière de défense de Rolls-Royce.
Un accord-cadre a également été signé par Aselsan et le groupe européen Airbus pour marquer la première étape d’une future collaboration sur les systèmes avioniques civils et militaires, ceux de communication par satellite, les systèmes électro-optiques et lasers, ainsi que ceux de communication sécurisée.
Ce protocole vise à créer un avantage concurrentiel pour accéder aux nouveaux marchés et consolider leur position de leader en aéronautique et avionique.
Canpolat a affirmé qu’en plus de jouer un rôle clef dans le secteur de l’électronique turc, la société pourrait désormais avoir un meilleur accès aux marchés mondiaux à travers son partenariat avec Airbus.
Le cadre de collaboration sera institutionnalisé par la création d’un Comité de coordination et par la mise en place de groupes de travail représentant les deux parties. Il a également été convenu d'étendre le champ de coopération à d'autres domaines.
Ankara a dépensé plus d’un milliard de dollars pour la recherche et le développement de la Défense en 2013. De plus en plus d’entreprises turques introduisent de nouveaux produits sur le marché, contribuant ainsi à l’objectif de la Turquie de dépendre de moins en moins des produits importés et de s'adosser plutôt à la production nationale.