Durmuş Koçak,Aylin Sırıklı
21 Décembre 2015•Mise à jour: 22 Décembre 2015
AA - Ankara - Ayse Betul Gedikoglu
Le vice-Président et porte-parole du Parti pour la Justice et le Développement (AK Parti), Omer Celik, a informé, dimanche, les journalistes des sujets traités au Conseil national (MKYK) de son mouvement, réuni sous la présidence du premier ministre turc, Ahmet Davutoglu.
Celik a indiqué, qu'il n’est pas encore question d'un accord entre la Turquie et Israël, soulignant qu'aucune entente n'a été signée.
« Nous travaillons encore sur le projet. Sans aucun doute, le gouvernement israélien et le peuple israélien, sont les amis de la Turquie. Nos critiques visaient, jusqu'ici, les comportements extrêmes du gouvernement israélien », a-t-il souligné.
En rappelant les trois conditions de la Turquie pour arriver à une entente, Celik a indiqué : « Les trois conditions turques sont: qu'Israël présente des excuses à la Turquie, que les victimes civiles de la flottille de Marmara soient indemnisées, et que le blocus isréalien sur Gaza soit levé. Tant que ces trois conditions ne seront pas satisfaites, il ne pourrait y avoir un bon déroulement du processus de normalisation. Pour le moment, rien n'a été signé. Nous allons poursuivre les échanges jusqu’à ce que l'on en arrive au point de signer un accord commun.»
Celik, a, par ailleurs, dit, que la propagande du style soviétique visant le président de la République et sa famille, qui s'est propagée après l'incident de l'avion russe abattu, a été perçue négativement au vu des relations turco-russes qui perdurent depuis de longues années et des relations commerciales qui se poursuivent encore aujourd'hui.
« Nous invitons le gouvernement russes à ne pas perdre de vue nos fortes relations qui perdurent depuis de longues années et de ne pas s’exprimer de manière aussi extrême, pour ne pas perdre de vue les relations futures entre les peuples et les gouvernements turco-russes», a-t-il poursuivi.
Celik, s’est notamment exprimé, au sujet de l’organisation terroriste du PKK : "Les similitudes entre les actions menées par le PKK dans le district de Sur de Diyarbakir, ainsi qu'à Sirnak et Mardin et celles menées par l’organisation terroriste Daech, sont remarquables".
« Il est intolérable qu'un parti politique [Parti Démocratique des Peuples ] tente de légitimer les tranchées et barricades, défende la destruction des mosquées, et soutiennent ceux qui ont creusé ces tranchées. Les dirigeants de ce Parti qui prétendaient défendre certains concepts du libéralisme et qui se targuaient de leur position radicalement démocrate avant les élections du 7 juin, en arrivent, aujourd’hui, à justifier les tranchées et les barricades» déclare Celik.
Le vice-président de l'AK Parti, a dit, en apportant une précision sur la question des soldats turcs dans le camps de Baâchiqa, à Mossoul (en Irak).
« Le motif de notre présence, c’est la lutte contre l’organisation terroriste Daech. Ce camp est basée 20 à 30 kilomètres de Mossoul et de Kirkouk. Il est pris pour cible par de nombreuses organisations terroristes. Ainsi, le nombre nécessaire d'éléments de nos forces armées s’y trouvera pour que les formations puissent être menées correctement. Lorsqu’il y en a en trop, nous pouvons procéder à un redéploiement. La Turquie, n’est pas présente dans la région de manière à gêner le gouvernement central ou les autorités du District du Nord de l’Irak. » a-t-il conclu.